A la recherche des Unitariens de Prague...Trahisons...
Magnifique Prague ! J'ai voulu aller y chercher les Unitariens ... Inconnus à l'office du tourisme principal de la place de la vieille ville (Staromestské namesti), place où est la statue de Jean Hus. Sur cette même place se trouve l'église baroque Saint Nicolas -y a-t-il une église à Prague non baroque ?- église des « catholiques » tchèques hussites- ; Jean-Claude Barbier nous en a déjà parlé sur son site de l'AFCU (Assemblée Fraternelle des Chrétiens Unitariens) les 3 janvier 2008 et 20 avril 2007).
Nous sommes donc allés à l'église Saint Nicolas ; Les deux dames à l'entrée qui tenaient le comptoir des ventes ont insisté en disant que leur église était « protestante » ! Elles m'ont indiqué le responsable auquel j'ai demandé s'il connaissait les Unitariens à Prague ; il m'a donné l'adresse : l'immeuble du théâtre « Ta Fantastica », rue Karlova ; il ne se rappelait plus du numéro de la rue, que j'ai glané plus tard : le 8. Il m'a précisé qu'il ne connaissait les Unitariens tchèques que dans le cadre de l'œcuménisme...J'y suis passée le samedi ; il n'y avait personne, et le dimanche matin de mon départ. Voilà comment cela se présente : cette église unitarienne semble importante car l'immeuble entier est apparemment à son nom, sauf le théâtre. Au rez de chaussée, tout un panneau vitré présente les Unitariens et l'église tchèque, avec en particulier une grande photo de Norbert Kapek, et il y a des prospectus, mais tout est écrit en tchèque, pourtant la rue est la plus passante de Prague. Le dimanche, nous sommes arrivés par hasard juste à l'heure du service religieux, à l'étage. Nous sommes montés et le pasteur nous a invités à entrer ; je lui ai suggéré de mettre des prospectus en anglais aussi ; il m'a répondu que c'était une bonne idée, mais il m'a parlé du russe, et d'autres langues... ; il y avait une trentaine de personnes (je les ai comptés !) dans une pièce avec harmonium et piano, et une quarantaine de chaises remplissait la salle. Deux pièces de réception à côté. Nous avons écouté le pasteur, les cantiques accompagnés de l'harmonium, puis nous sommes repartis discrètement avant la fin car notre avion nous attendait !
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Bien que protestante réformée libérale d'origine, je me sens aussi unitarienne maintenant, c'est à dire que, pour moi, Jésus est homme, mais l'Esprit de Dieu remplit son âme ; il est mort sur la croix, et seul son Esprit a "ressuscité" ; du moins cet Esprit n'est pas mort sur la croix, même si Jésus a pu avoir un court instant de désespoir total... Le pur Esprit est d'éternité ; dans d'autres domaines, les oeuvres des grands créateurs durent. En effet, dans les religions, trop de légendes et d'épopées remplacent les vérités simples et les symboles ; le Christ lui-même n'a cessé de parler en paraboles ; pour nous, transposons ; il ne faut pas confondre le réel avec les images qui le traduisent, même si elles sont très belles et poétiques, et dans ce sens on peut les conserver, car elles traduisent merveilleusement l'Esprit. En effet, c'est l'Esprit de Jésus, en Jésus, qui nous intéresse : "La Parole" (Jn. I,1). Pour la conservation des images, je ne parle que des représentations authentiquement artistiques, car la grande majorité des représentations sont mensongères, mièvres ou excessives ; elles font de l'homme plus qu'il n'est ou mélangent les genres hors de propos : Est-on, parfois, dans un théâtre fou, dans le temple du Dieu Eléphant, de la déesse Vénus et de ses Cupidons, ou dans celui du Dieu des Evangiles ? Pour moi, l'Autriche, pays d'occupation contre Jean Hus, a bâti, pour le faire oublier par le peuple, des décorations intérieures d'églises répugnantes par leur trahison à l'Esprit, mais une ville splendide de palais et de maisons. Le style baroque, construit par la Contre-Réforme pour combattre la Réforme, sert étrangement les palais, non les églises, pour lesquelles il est un contre-sens parfait. Tout le beau roman est étouffé ; même le gothique...sous l'amas des ors et des puissances de ce monde...Hélas ! On ne retrouve un style « roman » qu'à St Georges, et gothique qu'à la cathédrale ...et à la Synagogue ancienne et nouvelle ! Je me réfère à la parole du Christ à la Samaritaine (Jean IV, 23-24) : « ... Les vrais adorateurs adoreront le Père en Esprit et en Vérité... ».
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Marche pour Jésus - Paris - 30 août 2008 - compte-rendu
Je n'ai pas fait la marche le matin, mais je suis arrivée à 14h au grand temple, presque plein. Je suis restée une heure. Ma première impression, c'est qu'il y avait beaucoup de décibels
auxquelles mon oreille avait du mal à s'habituer.
Un public généralement international et plutôt jeune.
Des pasteurs et dirigeants américains et français, avec traduction quand il le fallait par un interprète.
Je passe une erreur de jeunesse d'un intervenant sur l'estrade : plus on parle fort plus on se fait entendre de Dieu et de ses troupes ; après, une femme de pasteur américaine a parlé tout à fait
distinctement et à un niveau normal de décibels. Elle a raconté son histoire : un problème relationnel à la nourriture qu'elle ne disait à personne et qui lui donnait l'impression d'être rejetée
de Dieu. A la suite d'une vision forte du Christ qui l'a assurée de son amour malgré son handicap, elle a retrouvé son équilibre intérieur.
Elle a invité les gens qui avaient un problème qu'ils ne pouvaient dire, à venir près d'elle, et là, les autres gens ont prié pour eux en levant les mains, pour signaler qu'ils priaient, et
beaucoup ont gardé les mains levées, tout le temps de leur prière.
Ensuite j'ai vu le pasteur qui dirigeait la "Marche" et lui ai remis mon livre sur les Evangiles ; il m'a demandé si j'avais aimé ce à quoi je venais d'assister, et je lui ai répondu par
l'affirmative, à part les décibels, puis je suis partie.
En conclusion je pense que la réunion de prières pour des gens qui ont besoin d'elles est très bienvenue ; je crois à la force de l'esprit dans les "miracles", comme à Lourdes, par exemple, où
les miracles, bien que rares, sont indéniables. ce n'est pas une croyance particulière qui opère, mais la foi des gens.
Je crois au rationnel, mais je crois à l'irrationnel.
Ces réunions sont faites pour rapprocher les hommes individuellement de leur Dieu, avec plus de visibilité que dans nos temples ; le corps est là aussi ; on s'embrasse, on s'étreint, on danse.
L'assemblée semble avoir plus de part au culte que dans les autres églises. Le témoignage individuel est sollicité. C'est moins rituel ; c'est plus vivant. Ces assemblées ne seraient-elles pas
plus proches de celles de l'église primitive, celle de Jésus, que les nôtres aujourd'hui ? Jésus soulageait autant les misères humaines qu'il rencontrait qu'il n'enseignait.
Evidemment je ne suis pas tout à fait en accord avec leur credo, avec l'expression musicale, mais peut-on être individuellement pleinement en accord avec une organisation spirituelle religieuse,
quelle qu'elle soit ?
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Prière
Prière
Seigneur je ne prie plus, pourquoi ?
Parce que je ne Te connais pas,
Et que l'on ne peut prier quelqu'un que l'on ne connaît pas.
Les hommes ne doivent pas voir Ta Face, dis-tu.
Elle est trop éclatante, comme le soleil.
Elle nous aveuglerait à tout jamais, nous ferait mourir.
Et pourtant...
Nous les chrétiens, nous avons soulevé un coin du voile,
Par Moïse, puis par Jésus.
Nous t'avons nommé Justice, Grâce, Amour.
Et pourtant...
Il y a le mal sur la terre, et la souffrance,
Chez les plantes, les animaux et les hommes.
Toute la Création se dévore, constamment, sans cesse.
Tu as créé les contraires
Pour que toutes choses se voient mieux,
Et, parmi les Transcendantaux,
Le Bien, mais le mal ; le Beau, mais le laid,
Le Vrai, mais le faux, l'Un mais le multiple.
Ta Création est magnifique, Seigneur,
Et nous dépasse infiniment.
Regardons toutes choses crées par Toi, Seigneur, autour de nous
Elles nous émerveillent,
Du moindre brin d'herbe, à la fleur,
Du faon, le petit de la biche,
Au rhinocéros lourd et plissé,
Qui vient du fond des âges,
Mais alors, que dire de l'homme ?
De sa pensée, de son langage, de sa mémoire, de l'écriture ?
Il t'imite, de loin, en toutes choses.
Mais Toi, tu n'as pas seulement créé l'espace,
Et l'infini, dans l'espace
Tu as créé la matière, la lumière, la vie,
Le dynamisme, le mouvement, le temps
Et l'éternité, hors du temps.
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C. o. m. m. u. n. a. u. t. é.s
Les communautés les plus proches de mon blog, à mes yeux :
- Civilisation chrétienne
- Religions en toute liberté
- Protestantisme
Ensuite, un regroupement plus vaste :
Libre expression
Forum
Ecole
Coeur de Lumière
...
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Encart supprimé du blog
Le texte qui suit pourrait être, lors d'une éventuelle publication, une introduction à mon Etude de l'Evangile de Marc, avec ses compléments dans les autres Evangiles...
AVERTISSEMENT DE L'AUTEUR
Pour la première fois, me semble-t-il, pour ma discipline, se présente en quelque sorte l'interdisciplinarité à propos des Evangiles ; en effet, professeur de Lettres, j'ai très souvent établi dans cette lecture le lien entre la littérature, principalement française, et les textes sacrés. Il reste aux pasteurs, au prêtres, aux prédicateurs de toutes les religions en général, à la pratiquer du haut de la chaire.
Même si nous n'en sommes plus au dix-septième siècle où le parti dévot condamnait le « Tartuffe » de Molière, il est dommage que ce décloisonnement entre les disciplines soit rare, me semble-t-il, sauf en peinture et en sculpture, en musique ; la littérature est pourtant aussi un art.
Il faudrait encore établir un pont entre les Evangiles, la théologie et la philosophie des sciences ; oui, le cloisonnement entre les disciplines est bien dommageable ; en effet, le matérialisme actuel ne peut aller de pair avec les Evangiles ; à notre sens, cette idéologie réductionniste qui se cache sous le nom de science est une thèse trop grossière, même à l'œil nu, pour pouvoir être défendue ; elle révèle une vanité, une inconscience et une profonde ignorance de l'homme, face à ses immenses limites. Elle est extrêmement dangereuse pour l'Esprit, pour toute la culture, pour la spécificité de l'homme face à l'animal et la spécificité du vivant par rapport à l'inerte...toute la chaîne dynamique de l'Evolution. Heureusement, aujourd'hui, certains scientifiques authentiques, surtout les spécialistes en physique quantique, montrent les failles de ce matérialisme ; il reste à ne pas les « enterrer » : faire le silence sur eux en est le meilleur moyen. Je pense particulièrement à ce sujet aux professeurs P. P. Grasset, Rosine Chandebois, embryologiste, et bien plus...
D'autres disciplines, sans doute, auxquelles je ne pense pas dans l'instant, pourraient aussi être mises en regard des Evangiles, au plus grand bénéfice de toutes, et pour réactualiser sans cesse les Evangiles, pour montrer leur universalité et leur bien-fondé.
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