793. Brève histoire économique de la France de 1939 à 1995. Nation et mondialisme

Publié le par marike

Le mondialisme, le retour à la nation : qu’est-ce ?
Sources : Internet, et le livre : « Pour que vive la France » de Marine Le Pen

I – La France de 1940 à 1995 :
1) de Gaulle : Président de la R. F. du
8 janvier 1959 au 28 avril 1969
Rappel historique : de Gaulle fusionne, en 1943, la France libre au sein du Comité français de Libération nationale, dont il finit par prendre la direction. Il dirige le pays à la Libération. Favorable à un exécutif fort, il s'oppose aux projets parlementaires des partis et démissionne en 1946. Il fonde le Rassemblement du peuple français (RPF), mais son refus de tout compromis avec le « régime des partis » l'isole dans une « traversée du désert » à l'écart de toute responsabilité. De Gaulle revient au pouvoir lors de la crise du 13 mai 1958, pendant la guerre d'Algérie.

SON ACTION : - Le Général de Gaulle a nationalisé les banques principales car pour lui l’économie est au service du peuple, et non l’inverse. (p.39).
La nationalisation, c’est, pour la banque de France :
1) la création de la monnaie : elle permet par exemple le remboursement de la dette.
2) l’emprunt de la monnaie par l’Etat au Trésor public
3) l’emprunt à un taux d’intérêt faible ou nul
[la Banque de France est Créée le 18 janvier 1800. En 1803, Napoléon Ier lui confère, le privilège exclusif d'émettre les billets de banque3.
La nationalisation de la Banque de France intervient après la libération de la France, avec la loi du 2 décembre 1945. Elle toucha la Banque de France et les 4 plus grandes banques de dépôts, dont la BNCI et le CNEP.). Cette nationalisation prévoit que le capital de la Banque sera transféré à l'État le 1er janvier 1946. La France est le seul pays d'Europe à avoir nationalisé deux fois son secteur bancaire au XXe siècle, en 1945 et 1982.]
de Gaulle est partisan d'un retour à l'étalon-or (Wikipédia)

2) Georges Pompidou (1969-1974)
« Le plein emploi et la hausse continue d un niveau de vie furent assurés jusqu’en 1974 »
« Cette amélioration des petits et moyens revenus, et par corrélation la diminution des profits, entraîna une réaction de la caste des privilégiés. La crise pétrolière de 1974 masque les débuts de ce renversement, qui s’organisa progressivement. On peut dire que la loi du 3 janvier 1973 (avec Giscard, ministre de l’économie de Pompidou) constitue pour la France, après l’abandon … du système monétaire international adopté en 1944 à Bretton Wood 1, le point de départ symbolique de ce renversement »
(pp. 40-41)

A) la loi du 3 01 1973 change la donne ; Valéry Giscard d’Estaing est alors ministre de l’économie : Le Trésor Public ne peut plus emprunter directement à la Banque Centrale (Banque de France) à un taux d’intérêt faible ou nul (+ p. 62-63). Le gouvernement français doit ainsi emprunter avec des taux d’intérêt plus élevés et libres à des banques étrangères qui ont désormais le droit de créer de la monnaie elles aussi, d’où l’augmentation de la dette publique année après année. Ces intérêts présentent une rente garantie pour les banques et les marchés… S’ajoute à cela la spéculation autour des agences de notation… Ce monde de la finance s’exonère de toute responsabilité devant la justice
La nationalisation des banques permet d’emprunter sans intérêts ; ceux-ci accumulés créent aujourd’hui une énorme dette quand l’emprunt vient d’une banque privée hors de France.

B) Les accords de Bretton Woods : ils furent signés le 22 juillet 1944 à Bretton Woods aux États-Unis. Les représentants des États créent un Gold-Exchange Standard fondé sur une seule monnaie, le dollar américain : toutes les monnaies sont définies en dollar et seul le dollar est défini en or. Le rattachement à l'or, sur la base de 35 dollars américains l'once d'or, suppose qu'il n'y aura pas de dérapage incontrôlé de la part des États-Unis et qu'ils chercheront à maintenir la valeur « réelle » de leur monnaie.

C) La fin des accords de Bretton Woods : Les États-Unis ne veulent pas voir disparaître leur encaisse-or. Ils suspendent la convertibilité du dollar en or le 15 août 1971. Le système des taux de change fixes s'écroule définitivement le 19 mars 1973 avec l'adoption du régime de changes flottants, c'est-à-dire qu'ils s'établissent en fonction des forces du marché. Le 8 janvier 1976, les accords de la Jamaïque confirment officiellement l'abandon du rôle légal international de l'or. Il n'y a plus de système monétaire international organisé… » –Wikipédia -

3) Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981)

Giscard en 1979 arrima notre franc au mark (monnaie plus forte), ce qui rendit nos produits plus chers de 20 à 30% à l’exportation, donc non exportables. L’entrée dans l’euro avec l’ouverture généralisée des frontières aux pays à bas coûts de production  augmenta les délocalisations et le chômage, diminua la protection sociale, sans possibilité de dévaluer pour compenser leur écart de compétitivité (Préparation à l’euro : fin des monnaies nationales et des taux de change) (p. 58-59). 

4) Mitterand (1981-1995)

Le traité sur l'Union européenne (TUE), aussi appelé traité de Maastricht, a été signé le 7 février 1992, est entré en vigueur le 1er novembre 1993.

Avant il y a la Nation, après… 

Jacques Delors ( ministre de l’économie  (1981-1984) de Mitterand  sous le gouvernement Mauroy), pour adapter l’économie française à l’économie ultra-libérale, privatise massivement les entreprises, adopte une politique de rigueur au prix d’une augmentation continue du chômage, privilégie « le profit et la compétitivité des entreprises » au détriment de l’emploi et des salaires. « Une part plus importante de la plus-value est transférée aux entreprises et aux actionnaires » (pp. 41 à 43).

- en 1984 : abolition de l’ordonnance de 1945 qui imposait la séparation des banques d’affaires et d’investissement…les dépôts des épargnants ne sont plus protégés, œuvre de Mitterand et Delors. Les activités bancaires sont de moins en moins réglementées (p. 64-66), ce qui est le début de « la mondialisation incontrôlée et  du libre-échange généralisé » (p. 43).

II – Le mondialisme 

-le mondialisme financier ultra-libéral, matérialiste et consumériste nie l’utilité des nations.

-la création d’un  homo mondialisus (non un « citoyen du monde »), vidé de toute croyance, de toute solidarité, de toute identité nationale, de toute référence historique, enfin de toute « mémoire ».  Le « citoyen du monde » n’est en fait qu’un vulgaire « consommateur ». 

- un Dieu : le Marché, quasi divinisé (le Veau d’or)  

- ceux qui en profitent : au haut de l’échelle : multinationales et banques…et leurs ralliés. Ceux que les médias appellent aujourd’hui « l’élite » et qui sont en réalité trop souvent des « profiteurs ».

- leurs moyens : 

               La politique de ce Nouvel Ordre Mondial est de faire baisser les salaires des travailleurs français  par la mise en  concurrence avec les bas salaires de ceux des pays émergents

               Les dirigeants des grandes entreprises sont très avantagés : leurs impôts diminuent et leurs salaires ne subissent aucun contrôle ;  normalement une partie de ces salaires devrait être réinvesti dans l’entreprise ; l’enrichissement personnel est parfois fabuleux, alors qu’inversement, les emplois précaires passent à 1/3 de la totalité des emplois. Les déficits budgétaires créés par l’absence d’impôt  de ces grands dirigeants sont financés par la dette publique, donc par le citoyen. 

               Les EU sont le principal groupe bénéficiaire du mondialisme (multinationales et banques). 

III – Les résultats du Mondialisme de l’U. E.
Baisse des salaires : en 1982 les salaires représentaient 67% du PIB (Produit Intérieur Brut) ; aujourd’hui : 57%. Dans la zone euro les entreprises prennent aux salariés chaque année 1% du PIB  de plus de leurs salaires. Où va cet argent ? 

L’OCDE (L'Organisation de Coopération et de Développement Economique) 

réfute l’affirmation que « les bienfaits de la croissance économique se répercute automatiquement sur les catégories défavorisées ». Des logements toujours plus chers…
p. 48. La dérégulation financière a permis une spéculation effrénée.
p. 49 la mondialisation ultra-libérale est condamnée par Maurice Allais dans une lettre ouverte à Jacques Myard (1995) « par l’analyse économique et par les données de l’observation …La loi de la Jungle…Une gigantesque mystification… »
Maurice Allais, seul Français prix Nobel d’économie, a souffert de l’omerta universitaire et médiatique jusqu’à sa mort en 2010.
La page 51 est capitale : M. Allais fait le point dans le détail : croissance massive du chômage ; diminution des effectifs de l’industrie ; ralentissement très marqué de la croissance. Une seule cause : la libéralisation des échanges extérieurs et la libéralisation des mouvements des capitaux.
[( http://france-inflation.com/graph_chomage.php - graphique -) est entre 2 et 5% en 1968, puis il ne va cesser de monter jusqu’en 85 où il atteint une sorte de palier autour de 10%, avec un chômage des jeunes entre 17 et 25%]
p. 52. La libéralisation des échanges ne peut se faire qu’entre des pays voisins économiquement comparables. Selon M. Allais la dépression des années 30 n’est pas due au protectionnisme mais à une mauvaise gestion.
p 60. Les clauses du Traité de Maastricht n’ont pas été respectées : il imposait des plafonds en matière de déficit et d’endettement (« rendant le débat actuel sur la « règle d’or » parfaitement surréaliste, et interdisait par principe de renflouer les pays en difficulté »)
http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/pacte-budgetaire-decision-du-conseil-constitutionnel.html
p 61. La financiarisation organisée de l’économie : les 5 points traités ailleurs sont repris ici : les emprunts d’Etat ; la création monétaire des banques ; les intérêts de la dette ; l’irresponsabilité bancaire ; l’effacement des frontières entre banques de dépôt et d’investissement ; les produits dérivés ne sont pas réglementés

L'ampleur de la spéculation : comparons la richesse de l’économie mondiale (56 000 milliards de dollars) aux flux financiers déconnectés de cette réalité (800 000 milliards de dollars qui représentent 10 ou 15 fois sa valeur réelle). La spéculation (somme très supérieure à sa valeur réelle) déséquilibre ainsi l’économie réelle. Voilà pourquoi les sacrifices demandés à la Grèce ne servent à rien et le fonds européen de solidarité financière (FESF) est risible (0,05% des masses financières spéculées).Paradis fiscaux, transgression de règles de bonne gouvernance…C’est ainsi que s’est constituée une « hyper-classe », classe de profiteurs du système, dans la dérégulation libérale, comme le montre Jacques Attali.

IV – La Nation

- Un peuple titulaire de la souveraineté, constituant une communauté politique. Sur un même territoire, il partage un ensemble de biens immatériels : origine, histoire, culture (dont souvent la spiritualité), traditions, souvent une ou plusieurs langues.
- Un gouvernement près du peuple, élu par lui (Démocratie), par comparaison avec un gouvernement mondial : on tremble à l’idée d’un pouvoir mondial, établi par le jeu des puissants lobbies, en des mains uniques…
- Un gouvernement plus indépendant, moins soumis au diktat des banques et des multinationales (américaines, par exemple)
- un peuple moins manipulable : la bulle immobilière américaine (vendre à crédit des biens immobiliers à des gens dès le départ insuffisamment solvables, et ensuite acquérir ces biens à moindre prix) a été créée de toutes pièces pour cacher le vol des classes moyennes par les classes riches de la société
 

Publié dans Politique et société

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