8 - Le philosophe des sciences...Une page pour lui

 

UNE PAGE POUR MICHEL LEFEUVRE

Philosophe des sciences


voir son site à :  www.marinette.over-blog.org

en marge de gauche à : "site des Lefeuvre"


TEMOIGNAGE                    

          

...Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j'adore
    Mit au centre de tout comme un écho sonore !...

                                      "Les Feuilles d'Automne"
                                     « Ce siècle avait deux ans »

VICTOR HUGO
23 juin 1830

                                                                      

 

Un parcours atypique, mais de haute volée, a permis à Michel Lefeuvre d’être libre de tous clans, de toutes modes de pensée, de toutes pressions…

 

Mais, par contre, quel lourd handicap de ne pas avoir de « nom », de « titre », ne fut-ce qu’un simple « sj »,  de ne pas être médiatisé par les temps qui courent ! Car combien de gens, y compris votre servante, achètent, jugent « à la marque », selon la médiatisation du moment !

 

Voici donc ce que Michel Lefeuvre a trouvé, a fait, de plus remarquable pour notre époque…

 

1) D’abord, dès sa jeunesse universitaire, il a été un philosophe (Doctorat d’Etat dirigé par Paul Ricoeur –1973-), pas un historien de la philosophie, à l’école de Merleau-Ponty et de Husserl, ce qui lui a permis ensuite d’améliorer grandement son regard sur les sciences, par rapport à tant de scientifiques qui n’ont qu’un très maigre bagage philosophique, mais qui toutefois abordent les sciences en philosophes…Il a enseigné dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

 

2) Ensuite, sur un poste de professeur de philosophie des sciences à l’université de Dakar, il a donc réfléchi sur les sciences de son époque.

 

Il a abordé d’autres auteurs, et particulièrement la question du langage.

 

3) Enfin, de retour en France, il a fait par hasard une découverte très importante : un premier livre du professeur Rosine Chandebois, embryologiste : « Le gène et la forme » (1989) ; il a ensuite lu tous ses livres, de haut vol, extrêmement denses, d’une lecture très pointue  ;  bref, en marge des autres travaux, 15 ans de fréquentation n’ont pas été de trop.  Il avoue son admiration pour les découvertes et les hypothèses de cet auteur sur le vivant. Ce sont des livres qu’il faut lire et relire… Dans ses conclusions d’ailleurs, sans le savoir puisqu’elle avoue elle-même ignorer Bergson, Rosine Chandebois le rejoint, selon Michel Lefeuvre. Comme l’a dit Jean Staune avec humour (Université Interdisciplinaire de Paris) en présentant Michel Lefeuvre lors d’une conférence le 14 mai 2008 :   « Vous êtes le seul spécialiste au monde de l’œuvre de Rosine Chandebois ». En réalité beaucoup sont déconcertés, ou découragés par la densité, à la lecture de cette œuvre capitale, j’ose dire de ce « monument » de notre époque.

 

4) Mais il revient toujours et encore aux sciences du cerveau et de la connaissance : l’état des « grands » livres, de ceux à la pointe de l’actualité, montre combien ils ont été lus : complètement désosssés, et annotés : Damasio, Berthoz, mais encore Eccles, d’Espagnat…et bien d’autres, au fur et à mesure qu’ils paraissent …

 

5) Mais –oserais-je enfin l’avouer, dans un siècle où la mode est au vieux Darwin et aux matérialistes nourris plus ou moins consciemment de la pensée empiriste de  Locke et de Hume  (et quand on pense que cette mode résiste encore aux découvertes de la mécanique quantique !!! que d’aberrations, selon le philosophe…)- l’idéal de Michel Lefeuvre est de remettre à jour la pensée de Bergson, car, dit-il, malgré tous les progrès des sciences depuis son époque, le fond de sa pensée résiste admirablement au temps. Oui, le temps, il s’agit bien de ce grand mot : en résumant, en « très gros », nos scientifiques sont bien souvent des techniciens qui, imprégnés des notions de l’ordinateur, bien que certains le nient, ne rendent compte que de leurs découvertes dans le présent, ignorent l’immense complexité du réel face à « la machine » « binaire », et tout le dynamisme de la matière en mouvement, du passé à l'avenir.

 

6) Enfin il est très dommage que les théologiens -et d'autres- dans leur très grande majorité, ne pratiquent pas l’interdisciplinarité, et de ce fait fassent aveuglément confiance à presque tous les scientifiques de leur époque, c’est à dire aux matérialistes.  De ce fait, ces responsables religieux se retranchent derrière une vérité vague qui concilie tous les contraires ; démarche somme toute assez « commode ».

 

7) Mais peut-être est-ce dû aussi au fait de la démission des philosophes dans leur tâche la plus noble, mais particulièrement difficile puisque les connaissances augmentent sans cesse : être généralistes et pouvoir confronter toutes les sciences, toutes les philosophies…et toutes les idéologies.. 


Voir, pour les livres de cet auteur (et sa carrière),  le site : http://www.marinette.over-blog.org  en marge de droite, à la rubrique "site des Lefeuvre". Pour le dernier livre, voici les références : « Scientifiquement incorrect ou les dérives idéologiques de la science » éditions Salvator (2006). Paris

Ces livres du professeur Rosine Chandebois ne sont pas très faciles à trouver, car ils ont été fortement combattus : pour leur liste, et où les trouver, se reporter à la fin de la conférence de Michel Lefeuvre (Annexes, en C8, en marge de droite du blog) et sur le site « Projet Nouveau Regard » colonne de gauche, « Conférences de la rue du Regard » où se trouve une autre conférence de Michel Lefeuvre, à la fin de celle-ci.