19. Pause... Civilisation chrétienne. Un blog dans le blog (textes divers).
.... Matérialisme. Liberté. Diderot et le christianisme. Masculinité/Féminité des Evangiles. Miracles et dogmes. Les Evangéliques
Pour ceux qui qui me liront - et un grand merci pour ceux-là- j’aimerais qu’ils enrichissent mes articles de leurs commentaires. Merci de ce que vous pourrez faire. Marike
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22 01 2008
"J'étais seigneur berbère et je rentrais chez moi. Je venais d'assister à la tonte des laines des mille brebis de mon patrimoine. Elles ne portent point là-bas ces clochettes, qui, du versant de leurs collines vers les étoiles, répandent leur bénédiction. Elles imitent seulement le bruit d'une eau courante, et nous qu'assiège la soif, cette musique seule nous rassure..."
Antoine de Saint Exupéry - 1936 - Premières pages de "Citadelle"
Création hier de la communauté de blogs : civilisation chrétienne.
Dans ce cadre, je signale la parution -dans "La Revue Réformée" - janvier 2008 - n° 245 - tome LIX - d'un article : "Le parcours intérieur d'un pilote : Saint Exupéry", de Marie-Claire Lefeuvre.
Pourquoi j'ai créé la communauté de blogs : "civilisation chrétienne" : J'ai constaté, comme professeur de français, le recul -progressivement- de tous les textes qui contenaient "l'Esprit", qu'ils soient chrétiens ou non.
Un exemple : le musée Lamartine, à Mâcon, parle de lui comme d'un homme politique, et non comme de l'immortel poète des "Méditations"...etc.... Rien dans ce Musée sur sa poésie, quand je l'ai visité. De même on ne connaîtra bientôt plus V. Hugo que comme "homme politique", et non comme l'immortel poète des "Contemplations"...etc...
On ne connaît presque plus le nom de Claudel que par Camille, et non par Paul...On essaie d'ôter le "sujet " de toutes les créations... enfin de vider la chair de son sang... On ne connaît plus la civilisation chrétienne que par son côté négatif, ses "guerres" (dont l'Inquisition) -elles ont existé et existent, hélas ! car c'est dans le coeur de l'homme- mais non pas son apport inestimable à l'humanité pendant plus de 2000 ans.
Je ne vois pas dans la liste des blogs : Religion, Christianisme... et vous ? A-t-on honte maintenant de notre civilisation qui est encore sans rivale sur notre bonne vieille terre depuis plus de 2000 ans ? est-elle à ce point piétinée, vilipendée par ses propres ressortissants ? N'intéresse-t-elle plus personne ? a-t-on bien "lavé" les cerveaux ? Votre avis ?
Donc, maintenant, positivons : que tous ceux qui feront partie de "civilisation chrétienne" , qu'ils fassent à nouveau connaître la beauté des textes, chrétiens ou non, de ceux qui contiennent l'Esprit, de ceux qui élèvent l'homme au-dessus de lui-même et qui ne cherchent pas à le rabaisser au niveau du... chimpanzé..
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25 01 2008
Vu hier un beau film russe : "L'île". Il n'y est somme toute question que du salut de l'âme... Du temps de la Russie communiste, c'est l'Occident qui était le relais du christianisme (Carl Dreyer, Ingmar Bergman,...parmi les plus grands, si ce ne sont les plus grands...)...Maintenant, notre Europe capitaliste, matérialiste athée ne sait plus parler de l'âme ; elle nie la subjectivité, dans les faits. C'est la Russie orthodoxe qui prend le relais.
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A chacun sa spécialité ...Une équipe de traduction de la Bible nécessiterait un spécialiste de la langue française. Certifiée en lettres, non pressée par le temps, j'apporte ma modeste contribution...
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29 01 2008
Mon avis...
Actuellement, ce sont les matérialistes athées qui sont les plus fanatiques et qui prennent abusivement et malhonnêtement toutes les positions de pouvoir. Un exemple parmi d'autres, dans les sciences de la vie : On n'a pas le droit, jusqu'à aujourd'hui, en Europe de débattre officiellement de "Darwin", et de l'idéologie scientiste ; celle-ci se cache dans les coulisses de la science, comme de la littérature, d'ailleurs... le mensonge couve : exemple : je n'aime pas que l'on rabaisse l'opinion de l'Autre, en lui collant un "mot" péjoratif qui est sensé le définir. Dans ce cas, ce mot est "créationniste" pour tous, alors que les nuances de la pensée contre le scientisme sont multiples. Le "scientisme", ne voit que la raison humaine, la matière, dans la réalité, et fait entièrement dépendre l'Esprit de la matière, sans pouvoir le prouver scientifiquement -et qui pourrait le faire ?- N'est-ce pas robotiser l'homme, le faire revenir au chimpanzé ? Qui peut croire qu'un neurone "est" les Pensées de Pascal ? Il peut servir partiellement de conducteur, avec d'autres, mais c'est bien tout ce que l'on doit pouvoir imaginer pour l'instant. Préservons notre espérance en l'immortalité de l'âme, même si ce n'est qu'une espérance, car c'est notre seule grandeur. D'ailleurs, constatons les méfaits de ce matérialisme aujourd'hui dans les arts, les lettres et les sciences. Jusqu'où l'homme peut-il descendre ? ... Le produit des écoles est assez lamentable aujourd'hui, ne trouvez-vous pas ? Reparlons de l'âme, n'est-ce pas ? de la subjectivité...et pas seulement du bonheur matériel (prôné par le XVIIIe siècle), mais du bonheur spirituel, aussi, et surtout.
Ceci dit, dans un monde religieux parfois indigne de ce mot, je suis complètement capable de me mettre de l'autre côté de la balance pour la rééquilibrer. Mille fois bravo à Voltaire et au XVIIIe siècle dans ce qu'il a de meilleur, son courage et l'apport de son intelligence, qui a "décrassé" le religieux...Je serais même pour que le dimanche matin les les Francs-Maçons qui reconnaissent la part du spirituel -le rite écossais ?- aient leur place...
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J'aime bien cette parole que Charles Wagner développe dans "L'Ami" (éditions Fischbacher) :
"Ose être ! "
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Mercredi 11 mars 2008
Les pays "dits" démocratiques" et "dits" libres... Nous avons toujours des leçons à donner à ce sujet aux autres pays, mais nous, sommes-nous libres ? Tous les jours dans nos journaux nous avons la preuve que ce n'est pas le cas. Bien sûr, nous sommes plus libres que certains payst... il me semble que nous le sommes de moins en moins : autrefois on avait le droit de penser -mal-, et de s'exprimer ; maintenant tout tombe sous le coup de la loi (racisme, homophobie, révisionnisme, secte, et j'en passe....) : vous pensez mal ? (et même bientôt : vous pensez autrement ?) vous êtes verbalisé. Et qui pense juste ? Et qui mène la danse ? Pourquoi ? Toute statue de la liberté est fragile...
Aujourd'hui les peuples décident-ils toujours ? Sont-ils libres de leur avenir ? De leurs choix ? (L'Europe ? Les OGM ? la mort des abeilles ? les produits gaucho et régent... aux dernières nouvelles il paraît que l'on ne sait plus bien pourquoi elles meurent...(et nous bientôt avec elles).
Tant qu'il y aura des hommes, il y aura malheureusement des guerres, religieuses, ou politiques...sans parler des sournoises guerres économiques où le plus fort vole partout hardiment son prochain, l'étrangle, "avec la meilleure bonne foi du monde" comme aurait dit Voltaire...
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Mercredi 09 04 2008
www.classes.BnF.fr - (par Google : christianisme – page 2) - Diderot : Article : Christianisme
Dans cet article assez hardi, le christianisme se voit honoré des qualités qu'il devrait avoir, laissant entrevoir le sceptiscime des Encyclopédistes.
Le christianisme, je le sais, a eu ses guerres de religion, et les flammes en ont été souvent funestes aux sociétés : cela prouve qu'il n'y a rien de si bon dont la malignité humaine ne puisse abuser. Le fanatisme est une peste qui reproduit de temps en temps des germes capables d'infecter la terre ; mais c'est le vice des particuliers et non du christianisme, qui par sa nature est également éloigné des fureurs outrées du fanatisme et des craintes imbéciles de la superstition. La religion rend le païen superstitieux et le mahométan fanatique : leurs cultes les conduisent là naturellement (voyez Paganisme, voyez Mahométisme) ; mais lorsque le chrétien s'abandonne à l'un ou à l'autre de ces deux excès, dès lors il agit contre ce que lui prescrit sa religion. En ne croyant rien que ce qui lui est proposé par l'autorité la plus respectable qui soit sur la terre, je veux dire l'Eglise catholique, il n'a point à craindre que la superstition vienne remplir son esprit de préjugés et d'erreurs. Elle est le partage des esprits faibles et imbéciles, et non de cette société d'hommes qui, perpétuée depuis Jésus-Christ jusqu'à nous, a transmis dans tous les âges la révélation dont elle est la fidèle dépositaire. En se conformant aux maximes d'une religion toute sainte et tout ennemie de la cruauté, d'une religion qui s'est accrue par le sang de ses martyrs, d'une religion enfin qui n'affecte sur les esprits et sur les coeurs d'autre triomphe que celui de la vérité qu'elle est bien éloignée de faire recevoir par des supplices, il ne sera ni fanatique ni enthousiaste, il ne portera point dans sa patrie le fer et la flamme, et il ne prendra point le couteau sur l'autel pour faire des victimes de ceux qui refuseront de penser comme lui.
Vous me direz peut-être que le meilleur remède contre la fanatisme et la superstition serait de s'en tenir à une religion qui, prescrivant au coeur une morale pure, ne commanderait point à l'esprit une créance aveugle des dogmes qu'il ne comprend pas ; les voiles mystérieux qui les enveloppent ne sont propres, dites-vous, qu'à faire des fanatiques et des enthousiastes. Mais raisonner ainsi, c'est bien peu connaître la nature humaine : un culte révélé est nécessaire aux hommes, c'est le seul frein qui les puisse arrêter. La plupart des hommes que la seule raison guiderait, feraient des efforts impuissants pour se convaincre des dogmes dont la créance est absolument essentielle à la conservation des Etats... La voie des raisonnements n'est pas faite pour le peuple. Qu'ont gagné les philosophes avec leurs discours pompeux, avec leur style sublime, avec leurs raisonnements si artificiellement arrangés ? Tant qu'ils n'ont montré que l'homme dans leurs discours sans y faire intervenir la divinité, ils ont toujours trouvé l'esprit du peuple fermé à tous les enseignements. Ce n'est pas ainsi qu'en agissaient les législateurs, les fondateurs d'Etats, les instituteurs de religion : pour entraîner les esprits et les plier à leurs desseins politiques, ils mettaient entre eux et le peuple le dieu qui leur avait parlé ; ils avaient eu des visions nocturnes ou des avertissements divins : le ton impérieux des oracles se faisait sentir dans les discours vifs et impétueux qu'ils prononçaient dans la chaleur de l'enthousiasme. C'est en revêtant cet extérieur imposant, c'est en tombant dans ces convulsions surprenantes, regardées par le peuple comme l'effet d'un pouvoir surnaturel, c'est en lui présentant l'appas d'un songe ridicule que l'imposteur de la Mecque osa tenter la foi des crédules humains, et qu'il éblouit les esprits qu'il avait su charmer, en excitant leur admiration et captivant leur confiance. Les esprits fascinés par le charme vainqueur de son éloquence ne virent plus dans ce hardi et sublime imposteur qu'un prophète qui agissait, parlait, punissait et pardonnait en Dieu. A Dieu ne plaise que je confonde les révélations dont se glorifie à si juste titre le christianisme avec celles que vantent avec ostentation les autres religions ; je veux seulement insinuer par là qu'on ne réussit à échauffer les esprit qu'en faisant parler le dieu dont on se dit l'envoyé, soit qu'il ait véritablement parlé, comme dans le christianisme et le judaïsme, soit que l'imposture le fasse parler, comme dans le paganisme et le mahométisme. Or il ne parle point par la voix du philosophe déiste : une religion ne peut donc être utile qu'à titre de religion révélée. Voyez Déisme et Révélation.
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Essai de réponse à Diderot à propos de son article « christianisme » :
Ce que j’ai apprécié des philosophes du XVIIIe siècle, c’est qu’ils déniaisent les religions, y compris le christianisme…et pourtant…pas jusqu’à l’ôter des cœurs.
Je peux faire une comparaison : comment goûter le vin au mieux : en en faisant une description rationnelle -qui vous en dégoute- ou en buvant un bon millésime ? Quel sera le plus ignorant : celui qui raisonne avec son intelligence sur le vin ou celui qui le goûte avec plaisir en le buvant ? Quel sera le plus ignorant : celui qui connaît son conjoint avec son intelligence critique ou celui qui l’aime ? La véritable synthèse mène à la joie.
A mon sens Diderot a raison de s’opposer aux dogmes, croyances rajoutées à l'authentique et pure simplicité des Evangiles. Il a raison aussi de dire que les religions enfantent le fanatisme, chacune ayant à la fois trop l’impression qu’elle est la meilleure, et qu’elle doit donc régner partout. Or les religions prennent souvent racine dès l’enfance et, quelque soit la pureté de la religion enseignée, ces racines-là sont presque…indéracinables ; elles conservent inconsciemment le meilleur d’elles, et structurent l’homme pour toute sa vie. Le seul juge des religions, ou des idéologies, est ce que l’on peut appeler Dieu, ou la Vérité finale, qui jugera l’arbre à ses fruits.
Diderot fait de l’ironie à propos de l’église catholique qu’il fait semblant de croire parfaite, ce qui n’est pas le cas, loin de là, comme on le sait. Mais le catholique pourrait faire l’inverse envers l’athéisme : nul groupe humain n’est parfait, par définition.
« Un culte révélé est nécessaire aux hommes, c'est le seul frein qui les puisse arrêter. » dit Diderot ; pour moi, j’en suis persuadée. « Les Droits de l’homme » (tirés d’ailleurs du christianisme, de sa civilisation) ne sont pas suffisants pour faire vivre l’âme humaine ; l’homme ne va pas mourir pour eux : il a besoin d’un ressort bien plus fort pour se cultiver, et pour agir. Il se trouve que Jésus est historiquement prouvé. Quel meilleur guide de sagesse pouvons-nous avoir, nous les Européens de souche ?
« La voie des raisonnements n'est pas faite pour le peuple. » dit encore Diderot, faisant comme s’il croyait à ce qu’il disait (un philosophe, vous pensez !), mais le lecteur n’est pas dupe, bien qu'il ait alors tendance à être influencé par lui. En réalité, l’idéal n’est pas pour moi un athée, mais un croyant éclairé ; il y en eut plus d’un, et célèbres, au cours des siècles, mais ce ne sont pas eux que l’athéisme met en relief. L’athéisme préfère se cantonner à quelques philosophes du XVIIIe siècle, en oubliant volontairement « tous les autres ».
« …pour entraîner les esprits et les plier à leurs desseins politiques, ils mettaient entre eux et le peuple le dieu qui leur avait parlé ; ils avaient eu des visions nocturnes ou des avertissements divins »
Poursuivons le raisonnement de Diderot : les dirigeants manipulateurs politiques du religieux sont nombreux, au cours des siècles –personne ne le nie- car le religieux n’est pas l’ennemi d’une organisation terrestre, et a conscience que le peuple doit obéir à ses lois et à ses dirigeants, fussent-ils insuffisants.
Ces convulsions surprenantes est une manière dépréciative de nommer les manifestations du mysticisme, bien qu’il y ait eu aussi dans toutes les religions des mystificateurs, des menteurs, pour - à ce qu’il leur semblait - mieux attacher les hommes à leur religion.
En conclusion, Diderot mêle habilement mensonge et vérité pour mieux convaincre : il n’est pas impartial et l’on doit discuter en classe un texte comme celui-ci, en dégageant les aspects positifs des aspects négatifs, car dans le monde des hommes, où que l’on se tourne, rien n’est parfait. Rappelons que tous les philosophes ont bénéficié d’une culture et d’une pratique religieuses d’une civilisation religieuse, dans leur enfance, ce qui leur permet de penser (plus correctement, oserais-je ajouter) en dehors d’elle !
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13 04 2008
Pour exprimer ses idées de manière pacifique et soutenir le Tibet et ses moines dans leurs revendications vis à vis de la Chine, adopter la couleur orange, en particulier aux Jeux Olympiques, par un objet porté, de cette couleur, et / ou s'inscrire au site ci-dessous : voir l'article : "193. L’Encyclopédie. Le christianisme. Diderot. Ma réponse"
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17 mai 2008
PARENTHESE - MASCULINITE DES EVANGILES
Aujourd’hui, après la Cène, la masculinité des Evangiles me frappe. En effet la Vierge –ou jeune femme- n’y est exaltée que chez Luc et Mathieu dans les épisodes de la naissance de Jésus, avec l’Annonciation et le magnifique « Magnificat » ; ensuite, elle veut, avec ses autres fils, enfermer comme fou, son propre fils Jésus (Mc. III, 20 à 35 ; articles 32 à 34), et il se produit une rupture entre elle et Jésus. Est-ce vraiment elle qui est au pied de la croix ou une autre Marie (L’Evangile de Jean, très différent des autres, est plus tardif) ? Ses fils n’y sont pas avec elle. Toutefois, dans les Actes des Apôtres (I, 12 à 14) dès après l’Ascension, on la voit, réconciliée, avec ses autres fils, envers Jésus.
Quant aux autres femmes, elles sont bien les « servantes » du Seigneur ; elles sont là dans l’intendance, pour les repas, les finances parfois sans doute (la femme de l’intendant d’Hérode), l’embaumement de la dépouille de Jésus…mais par rapport aux Apôtres elles n’ont qu’un rôle bien secondaire, bien que disciples, elles aussi ; Jésus ne leur parle que très rarement ; une exception toutefois, où Jésus dialogue avec une femme : La Samaritaine. On ne les voit jamais apparaître…Si elles apparaissent, c’est parfois pour être les coupables à la place de leurs hommes (Mt. XX, 20 ; chez Mc. X, 35, le personnage de la mère a disparu !) Les premiers martyrs dans les Evangiles (Pierre et Paul, Jacques, Etienne…) sont des Apôtres. Elles ne sont pas les égales de hommes. Il en est de même dans les autres religions orientales, juive et musulmane.
Que l’on est loin à cet égard de la mythologie grecque, où la déesse de l’intelligence, Athéna/ Minerve, est une femme, même si Zeus/Jupiter conserve le pouvoir et la foudre. Les rôles sont mieux partagés, entre Déméter et Héphaïstos, Aphrodite et Apollon, Artémis et Poséidon, Hestia et Dionysos… il y a toutefois un léger déséquilibre et les dieux hommes sont plus nombreux, avec Arès et Hermès, en particulier. Le polythéisme égyptien fait aussi la part des choses, bien que la masculinité l’emporte. Est-ce à dire que nos monothéismes sont masculins à l’origine, sans « correction » de main humaine ?
En effet, on pourrait objecter à cela que le catholicisme a rétabli l’équilibre, en donnant à Marie une place très importante…oui, mais la seule preuve historique que l’on ait du christianisme d’origine se trouve dans le Nouveau Testament, et particulièrement dans les Evangiles ; or Marie n’y a qu’un rôle assez secondaire. Pour nous autres protestants, l’architecture dogmatique du christianisme peut très bien se passer de Marie : dans les Evangiles, le message et la pratique de l’amour et du pardon viennent de Jésus, non pas d’elle ; rien ne vient d’elle, sauf la vie –mais (pardon pour cette constatation triviale) n’importe quel animal donne la vie-. Le fait qu’elle ait donné naissance à cet être de grande exception qu’est Jésus vient du « Saint Esprit », encore un attribut de moins à la perfection de Marie et un attribut de plus à la masculinité-, car on imagine le Saint Esprit plutôt masculin, comme un représentant de Dieu, ou un don de Jésus. Marie donne son humanité à Jésus et le Saint Esprit sa divinité.
Curieusement la représentation artistique des anges est plutôt féminine, quoique véritablement androgyne (discussion sur le sexe des anges !) ; pour les archanges, aucun doute : ils sont masculins (le Gabriel de l’Annonciation, ou St Michel combattant le dragon) !
Quant au visage de Dieu, il est masculin dans les esprits, même s’il est l’Inconnaissable (le Dieu des Armées, qui doit être fort pour lutter contre tous ces hommes, plus ou moins proies de Satan ! Et celui des Evangiles : Dieu le Père)
Il faut encore souligner le mode de vie de Jésus et des Apôtres « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où reposer sa tête » dit Jésus ( Lc. IX, 58) : un homme s’adapte plus facilement qu’une femme. Par ailleurs la question d’un groupe mixte a toujours posé problème (séparation des religieux et des religieuses dans des couvents distincts). Il n’y a que dans l’Abbaye de Thélème, de Rabelais, dans l’idéal et la théorie, que tous -beaux, jeunes et naturellement bien éduqués, vertueux et sages- forment la même communauté, comme au Paradis !
Pour moi, femme, je me satisfais de cette masculinité, puisque Jésus a été le premier à lutter contre ses failles –la masculinité a sa pleine grandeur dans les Evangiles-, en tournant son regard justicier vers les plus faibles (la pauvre veuve, celle qui offre le parfum, celle qui a péché…), et en valorisant avant tout la notion de « service ». Il a condamné les puissants et les forts de cette terre qui oppriment les faibles et qui les assujettissent injustement.
Aujourd’hui on recherche l’égalité de l’homme et de la femme, mais il est encore bien des injustices à réparer, si d’immenses progrès ont été faits ! Voilà maintenant chez les protestants des femmes pasteurs et des femmes théologiennes…
Il appartient aux siècles à venir de donner à chacun, homme ou femme, la place qui lui revient ; alors il apparaîtra sans doute plus clairement que la tentation d’abuser d’un pouvoir peut venir aussi bien d’un sexe que de l’autre…Un petit tour vers Molière sera réjouissant à cet égard :
« L’Ecole des femmes » : « Du côté de la barbe est la toute-puissance »…
mais dans :
« Les Femmes savantes », est-ce si sûr que cela ?
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19 05 2008
A PROPOS DES MIRACLES…ET DES DOGMES
Nous avons regardé hier l’émission religieuse catholique du dimanche matin, en particulier lorsqu’il s’est agi d’un miraculé d’un accident de la route (15 interventions chirurgicales) ; il a eu une sorte de vision dans le coma d’une dame blanche (traduisons en phase avec une émision catholique : la Vierge) qui lui a barré en quelque sorte la route du cimetière de St J. de Compostelle pour lui indiquer le retour vers les siens ; il a fait effort de retourner vers la vie, car il sentait aussi que les siens l’attendaient ; ils étaient à son chevet.
A partir d’autres témoignages, ne peut-on constater que les miracles se fondent sur le terrain affectif, culturel et spirituel de la personne, que c’est l’Esprit de la personne qui agit dans une vision ? Son intuition particulière ?
Les miracles de Lourdes
Je me pose, en tant que protestante, la question suivante : est-ce que les miracles de Lourdes agiraient aussi bien si on priait seulement au nom de Jésus-Christ ?
Une réponse (catholique) : il s’en est fait beaucoup au passage du Saint Sacrement, mais l’on n’est pas sûr qu’ils se feraient uniquement au nom de J. C.
Les dogmes
- Date du dogme sur l’Immaculée Conception (la Vierge est née sans péché) : 1854
- A propos de Bernadette : Premières apparitions (5 ?) : : 1858…une belle dame …
Le curé dit à Bernadette de demander à cette « belle dame » comment elle se nomme.
Elle répond, dans le patois de Bernadette : « Je suis l’Immaculée Conception »…
La croyance du curé a-t-elle interféré à un moment dans cette vision de Bernadette (croisement spirituel) ?
Les dogmes…La part humaine du Christ vient de la Vierge, si la part divine vient du Saint Esprit. Donc plus on ôte de sa pure humanité à la Vierge, plus on en ôte au Christ.
Si l’on veut l’unité des chrétiens, on doit supprimer tous les dogmes et ne garder que le Nouveau Testament pour tous, comme unique référence.
Sinon, chaque croyance chrétienne particulière est à l’origine d’une « secte ».
Selon « le philosophe » : les dogmes n’ont qu’une valeur historique.
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Mais qui sont donc les Evangélistes ? ( 02 07 08)
A partir du blog : "Le Nouvel Islam de France", suite de ma réaction sur un commentaire [ Persécution des chrétiens d'Algérie - 01 07 2008 - ]
Les chrétiens protestants sont très minoritaires en France, ce qui n'est pas le cas d'autres pays d'Europe (l'Europe du Nord et du centre) ; ils sont donc mal connus ...et souvent mal perçus !
Voici ma démarche pour connaître les protestants évangéliques -qui font si bien partie maintenant de la Fédération Protestante de France (FPF) que leur président aujourd'hui est évangélique-, en tant que protestante réformée libérale :
Au début, j'étais assez méfiante : beaucoup de bruit pour rien ? (comme aurait dit Shakespeare) ! et puis, un jour que nous n'arrivions pas à trouver l'église protestante réformée, en vacances, nous sommes allés à l'église évangélique de la ville. Nous avons bien été quelque peu déboussolés, bien sûr, par rapport à nos cultes bien sages, et puis, nous avons été progressivement convaincus :
En effet, nous constatons d'abord que ce culte n'est pas du tout fait pour "les bourgeois" mais pour tout le peuple, et particulièrement pour ceux qui souffrent "Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin" dit Jésus (Mt IX, 12). Le pasteur est là pour essayer de pallier à ces multiples souffrances qui n'ont trouvé nulle part leur apaisement, et pour ouvrir le chemin spirituel ; il a "retroussé ses manches", au physique comme au moral ; il est comme nous tous ; il fait parler les gens et laisse parler les gens. Cela semble donc un peu brouhaha, un peu confus, un peu inutile aux autres. C'est long, mais pas plus que dans la salle d'attente d'un médecin.
A la sortie nous avons parlé avec le pasteur : parcours totalement atypique. un "self made man".
Après quelque temps, je me suis dit : Eh bien, ces églises évangéliques sont beaucoup plus proches de la réalité évangélique qu'on lit dans les Evangiles, que tout autre : Jésus s'adresse à tous ; Jésus veut soulager nos souffrances, physiquement et spirituellement ; il ne fait et ne dit que ce qui est nécessaire pour cela. Il est proche de chacun d'entre nous.
Enfin j'ai eu l'occasion de constater leur liberté d'esprit : ils ne sont pas enfermés dans des carcans dogmatiques de pensée et comprennent, acceptent l'autre dans sa propre démarche : Ce n'est pas "hors du catéchisme point de salut", ni "hors de Calvin point de salut", etc... c'est mettre en pratique la parole évangélique du Christ, comme chacun la perçoit.
Mais j'ai peur que, si cette église évangélique s'organise, elle perde en échange cette liberté et cette humilité, les biens les plus précieux ; déjà dans certaines églises évangéliques un credo obligatoire s'affiche, avec en particulier la Trinité. 'Le vent souffle où il veut ; tu en entends le bruit, mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va . Ainsi en est-il de tout homme né de l'Esprit.... Mais il vient une heure,et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car ce sont de tels adorateurs que demande le Père..." (Jn III, 8 ; IV, 23 - 24)