143. Luc 14. 16 à 24. ou Matthieu 22. 1 à 14. Lecture commentée. La Parabole du Festin

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Article 143. Bible. Evangile selon Saint Matthieu 22. 1 à 14 ou  Luc 14. 16 à 24. Lecture suivie et détaillée, verset par verset. L'invitation spirituelle est pour tous.
(les trois autres évangiles en complément à la lecture commentée de l'év. de Marc)


Un œcuménisme nouveau. Une seule religion : le JUDEO-CHRISTIANISME.
Afin que tous soient un (Jn. XVII, 20 à 26)

Pour une religion authentique revenir au christianisme primitif  :
A Dieu seul la gloire, par le Juif Jésus, de religion juive.

En effet, les multiples divergences et constructions humaines sont nées peu à peu, au cours du temps, et elles ont trahi les textes en se figeant dans le temps : l'homme a voulu se les accaparer, lésant d'autres hommes qui ne pensaient pas ou qui ne penseraient pas comme lui. De plus, il a rompu l'unité du judéo-christianisme.
     De plus, le mystère de l'Au-delà est total, la croyance mise à part ; ne serait-il pas alors judicieux de donner le moins possible de précisions, et de garder la ligne générale très simple des croyances juives avec un Dieu sans Trinité..etc... tout en ajoutant dans le temps un nouveau grand prophète, de premier plan, après Moïse : Jésus.

Deux conditions pour restaurer notre unité :

1 - Avoir comme base de sa religion l'Essentiel : La Bible, dont les Evangiles, les textes fondateurs du christianisme, et rien d'autre qui puisse rivaliser avec eux, aucun dogme qui n'y soit pas expressément inscrit : croire au message de Moïse repris par Jésus, résumé dans ses deux lois d'amour  (Mt. XXII, 6 à 40 ; Mc. XII, 28 à 31 ; Lc. X, 25 à 28)

  2 - Chacun est libre par l'Esprit Saint dans sa relation avec Jésus et avec Dieu, libre d'interpréter, à un moment donné, comme il l'entend, les textes des Evangiles et de réviser à tout moment sa propre interprétation ; il peut la proposer à d'autres, individuellement, dans un temps donné, mais  jamais l'imposer à un groupe qui se détacherait ensuite de la maison mère "christianisme"

( le sacerdoce universel :
I Pierre, 3 à 10 : « Comme des pierres vivantes édifiez-vous vous-mêmes en maison spirituelle, formez un saint sacerdoce qui offre des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus-Christ... Mais vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s'est acquis pour que vous annonciez les vertus de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ; vous qui, autrefois, ne formiez pas un peuple, vous êtes maintenant un peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, vous avez maintenant obtenu miséricorde. »)

En effet, "l'homme... être ondoyant et divers" (Essais, de Montaigne) voit sa pensée subir sans cesse des modifications, évoluer, en même temps que ses connaissances, sa culture, selon ses relations... Comment pourrait-il avoir une religion figée dans le temps, bâtie par d'autres pour lui ?
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La Parabole du Festin  (Mt. XXII, Lc. XIV, 16 à 24)
Je préfère la version de Luc.

Luc. XIV, 16-17
Un homme donna un grand dîner et y convia beaucoup de monde. A l'heure du repas, il envoya son serviteur dire aux invités : venez car tout est prêt

Cette dernière parole d'invitation est souvent prononcée à la Sainte Cène. En effet, l'homme en question pourrait être Jésus (ou Dieu créateur et Père) et les invités sont les appelés.

Luc. XIV, 18 à 20
Mais tous, comme de concert, commencèrent à s'excuser : J'ai acheté un champ, dit le premier, il est indispensable que j'aille le voir ; je t'en prie, veuille m'excuser. J'ai acheté cinq paires de bœufs, dit un autre, et je dois essayer leur attelage ; je te prie de m'excuser. Je viens de me marier, dit encore un autre : je ne peux venir.

Toutes ces excuses sont matérielles ; aucune ne fait sa place au spirituel, le plus important.

Luc. XIV, 21
Le serviteur revint et raconta cela à son maître. Se mettant en colère, le maître de la maison dit alors à son serviteur : Parcours à la hâte les places publiques et les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les infirmes, les aveugles, les estropiés.

On voit que Luc est médecin, et qu'il a pitié de ces infirmes. Matthieu dit simplement : « tous ceux que tu trouveras. » Cela sous-entend ceux qui acceptent de venir, c'est à dire les pauvres, qui ne mangent pas à leur faim, ou qui ne sont pas souvent à pareille fête, ne mangeant que ce qui est le moins cher, mais aussi sur le plan spirituel, ceux qui ont faim de dignité, de savoir, d'accomplissement.

Luc. XIV, 22 à 24
Quand le serviteur lui dit : « Seigneur, on a fait ce que tu as ordonné, et il y a encore de la place, le maître lui répondit : « va dans les chemins et le long des haies et supplie les gens d'entrer, afin que ma maison soit pleine,  - Luc. 24 - car, je vous le déclare, aucun de ceux qui étaient invités ne prendra part à mon festin.

Cela peut vouloir dire que la générosité du maître est grande car  il y a beaucoup de place au festin du Seigneur, mais aussi que peu de gens veulent venir. En effet, les gens étaient sans doute plus attirés par les accomplissements matériels, par les guérisons miraculeuses que par les enseignements de Jésus et leur accomplissement spirituel ; cette parabole lui a vraisemblablement été inspirée par son expérience. Il a souffert de voir à quel point les gens étaient indifférents à son nouvel enseignement de la religion juive. Il a d'abord invité les gens (les Juifs) instruits, ceux qui avaient du goût, ceux qui pouvaient apprécier pleinement un tel festin, mais ceux-ci se sont excusés, alors il a parlé à n'importe qui dans le pays.

Toutefois il en a voulu aux gens instruits, qui avaient été instruits peut-être justement pour pouvoir le suivre, et qui ont négligé son invitation. A leur égard il ne reviendra pas sur sa décision ; en effet cette invitation était précieuse, autant que celle d'un Roi à ses sujets, et ces hommes lui ont fait un affront en la refusant ; ils ont montré qu'ils n'en étaient pas dignes.

Chez Matthieu ( XXII, 11 à 14) est présentée une idée similaire au chapitre XIV de Luc, au dernier verset 24 : il faut se rendre compte de l'honneur qui nous est fait d'être invité au festin, sinon l'on sera rejeté ; ainsi, chez Matthieu, il faut revêtir  sa "robe de noces" pour faire honneur au maître de maison.

Il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. (Galates 3.28)
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Cet article est aussi inséré dans l’ensemble plus vaste de mon école du dimanche entièrement sur la toile :

825. Matthieu (suite 1). Ecole du dimanche biblique. Juin.1e sem.

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809. La Genèse. Chap. 1 à 3. Les 2 Grands Commandements : Marc 12. 28-31.  Commentaire. (07 09 2017)  
 
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