178 - A propos de nos cantiques...
J'ai lu hier, à "miettesdetheo" une "critique de cantiques", et cela m'a donné envie d'approfondir la question.
Il y a à ce sujet une "Querelle des Anciens et des Modernes" ! Il faudrait trouver le chemin de la Réconciliation...
I - Pour les Anciens
Nos héritages européens...
Hier, ma mère -héritière de ma grand-mère et de mes grand-tantes (20 ans en 1890), mais encore à son époque (20 ans en 1920)- avait un beau cantique en cuir souple, tranché or, où toute la musique était écrite à quatre voix...Et au temple (en Alsace, du moins) on chantait toujours du temps de mes grand-parents, à quatre voix... Hélas, j'ai perdu ce cantique qui aurait fait l'objet d'un vrai culte, comme une relique, car...quel art offert au Seigneur ! Quelles compétences !
J'avoue que mes musiciens préférés sont Bach et Haendel, les sommets de la musique religieuse classique protestante européenne, et je voudrais qu'ils soient davantage présents dans nos cantiques aujourd'hui : seule la qualité confirmée peut être digne du Seigneur...Est-ce par les cantiques que j'ai appris à les connaître et à les aimer ?
Je pense aux catholiques aussi, où l'ancienne génération est si attachée au grégorien...et elle a raison : c'est une musique classique confirmée qui, apparemment pour eux, les conduit le mieux à la prière...elle doit être attachée quelque part à notre héritage commun, à la beauté des églises romanes, à l'esprit monacal...mais je ne suis pas entrée dans cette culture...et le grégorien m'est malheureusement tout à fait étranger....
J'ai encore réfléchi à cette phrase critiquée : "La foi virile où gît le doute"
Voyons l'étymologie de viril(e) : du latin vir (homme) mais aussi du latin virtu : la vertu.
La vertu virile entre toutes, c'est le courage, qui, selon Cicéron, rappelons-le, est : la vertu qui combat pour l'équité.
C'est donc la vertu du guerrier. Mais le guerrier peut se placer dans le terrain spirituel, et être pensé au féminin !
En effet, la foi facile, c'est celle du charbonnier, mais, confondue avec le mot "croyance" elle est peut être entachée de superstitions et d'erreurs, de fanatisme (la vraie, la seule foi, face à l'autre, à celui qui ne croit pas comme moi...)
Pour d'autres la foi est un combat de tous les jours, un combat "viril", puisque "combat", qui, dans son avancée, permet de mieux en mieux éclairer la croyance...
II - Pour les Modernes
Notre héritage chrétien est international, puisque chrétien : Jésus parle pour tous.
Avec la mondialisation, de plus en plus d'étrangers sont naturalisés français, européens.
Ils amènent avec eux leurs racines, leur culture, et ils y tiennent à juste tire.
Il est bon d'accueillir leurs cultures, si diverses, en même temps qu'eux. Elles nous enrichissent. Elles font entrer d'autres cultures, ainsi que la mémoire, dans notre patrimoine.
Un exemple : les Negro spirituals
Conclusion : aujourd'hui, le mélange est donc souhaitable. Qu'est-ce qui guidera nos choix ? Peut-être est-ce en définitive : la qualité. Elle se révèle par l'adoption par tous, avec le temps. C'est le temps qui décide.
Permettez-moi de citer quand même les cantiques que je retiens, qui m'habitent : venu des catholiques ? : Adeste Fideles (O Peuple fidèle) ; venu des protestants aux catholiques : A toi la gloire (Haendel) ; puis, Comme un cerf altéré brame ; Comme un phare sur la plage (Bach) ; Confie à Dieu ta route (Bach) ; Dans la nuit qui penche (vieux Noël français) ; et bien d'autres, que je ne vais citer que par les numéros de "Louanges et prières" : 87, 455, 90, 229, 308, 108, 103, 43, 72, 20, 409, 399, 278, 452, 295, 415, 261, 461, 279, 112, 403, 372, 343, 204, 404 ou 405 (air changé, depuis mon enfance), 258, 240...
Il y a à ce sujet une "Querelle des Anciens et des Modernes" ! Il faudrait trouver le chemin de la Réconciliation...
I - Pour les Anciens
Nos héritages européens...
Hier, ma mère -héritière de ma grand-mère et de mes grand-tantes (20 ans en 1890), mais encore à son époque (20 ans en 1920)- avait un beau cantique en cuir souple, tranché or, où toute la musique était écrite à quatre voix...Et au temple (en Alsace, du moins) on chantait toujours du temps de mes grand-parents, à quatre voix... Hélas, j'ai perdu ce cantique qui aurait fait l'objet d'un vrai culte, comme une relique, car...quel art offert au Seigneur ! Quelles compétences !
J'avoue que mes musiciens préférés sont Bach et Haendel, les sommets de la musique religieuse classique protestante européenne, et je voudrais qu'ils soient davantage présents dans nos cantiques aujourd'hui : seule la qualité confirmée peut être digne du Seigneur...Est-ce par les cantiques que j'ai appris à les connaître et à les aimer ?
Je pense aux catholiques aussi, où l'ancienne génération est si attachée au grégorien...et elle a raison : c'est une musique classique confirmée qui, apparemment pour eux, les conduit le mieux à la prière...elle doit être attachée quelque part à notre héritage commun, à la beauté des églises romanes, à l'esprit monacal...mais je ne suis pas entrée dans cette culture...et le grégorien m'est malheureusement tout à fait étranger....
J'ai encore réfléchi à cette phrase critiquée : "La foi virile où gît le doute"
Voyons l'étymologie de viril(e) : du latin vir (homme) mais aussi du latin virtu : la vertu.
La vertu virile entre toutes, c'est le courage, qui, selon Cicéron, rappelons-le, est : la vertu qui combat pour l'équité.
C'est donc la vertu du guerrier. Mais le guerrier peut se placer dans le terrain spirituel, et être pensé au féminin !
En effet, la foi facile, c'est celle du charbonnier, mais, confondue avec le mot "croyance" elle est peut être entachée de superstitions et d'erreurs, de fanatisme (la vraie, la seule foi, face à l'autre, à celui qui ne croit pas comme moi...)
Pour d'autres la foi est un combat de tous les jours, un combat "viril", puisque "combat", qui, dans son avancée, permet de mieux en mieux éclairer la croyance...
II - Pour les Modernes
Notre héritage chrétien est international, puisque chrétien : Jésus parle pour tous.
Avec la mondialisation, de plus en plus d'étrangers sont naturalisés français, européens.
Ils amènent avec eux leurs racines, leur culture, et ils y tiennent à juste tire.
Il est bon d'accueillir leurs cultures, si diverses, en même temps qu'eux. Elles nous enrichissent. Elles font entrer d'autres cultures, ainsi que la mémoire, dans notre patrimoine.
Un exemple : les Negro spirituals
Conclusion : aujourd'hui, le mélange est donc souhaitable. Qu'est-ce qui guidera nos choix ? Peut-être est-ce en définitive : la qualité. Elle se révèle par l'adoption par tous, avec le temps. C'est le temps qui décide.
Permettez-moi de citer quand même les cantiques que je retiens, qui m'habitent : venu des catholiques ? : Adeste Fideles (O Peuple fidèle) ; venu des protestants aux catholiques : A toi la gloire (Haendel) ; puis, Comme un cerf altéré brame ; Comme un phare sur la plage (Bach) ; Confie à Dieu ta route (Bach) ; Dans la nuit qui penche (vieux Noël français) ; et bien d'autres, que je ne vais citer que par les numéros de "Louanges et prières" : 87, 455, 90, 229, 308, 108, 103, 43, 72, 20, 409, 399, 278, 452, 295, 415, 261, 461, 279, 112, 403, 372, 343, 204, 404 ou 405 (air changé, depuis mon enfance), 258, 240...
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