186 - La crise...aujourd'hui et hier...points de vue...

Publié le par marike.over-blog.com


La crise ...plusieurs questions se posent à partir de ce mot qui nous touche aujourd'hui, au 1er janvier 2009 : je propose donc ma petite réflexion pas à pas ...

 

I - La crise est à l'évidence financière ; elle vient des Etat-Unis ; de son système de crédits tellement élargi qu'il ne reposait plus sur aucune vérification préalable : l'emprunteur pourra-t-il  rembourser, par exemple.


Ce système de crédits, s'il est justifié pour aider quelqu'un à débuter un projet, ne doit donc pas être étendu sans frontières.


De plus, c'est aussi moralement qu'il doit être limité : acheter tout à crédit, c'est s'éloigner de l'idée de paiement comptant, et c'est toujours dangereux ; la convoitise précède la prudence. Cela peut même friser la malhonnêteté...


Mais pourquoi les EU ont-ils tant développé le crédit ? Eh bien parce que cela va avec le dicton capitaliste : Toujours plus ! mot célèbre de François de Closets.


Ce Toujours plus n'est-il pas dangereux quand on voit combien la population du monde augmente, et que les ressources de la terre ne sont pas inépuisables ; il faut aussi penser à tous, pas seulement au bien-être de telle nation particulière...


Ainsi freiner le crédit, n'est-ce pas arrêter la consommation débridée ?


C'est entendu, chaque homme a besoin de gagner sa vie ; il faut donc suffisamment d'emplois ; mais l'idéal est de le faire pour chacun sans luxe inutile.


Mais la crise ne vient-elle que du système de crédit ?

 

II - la mondialisation et les multinationales

 

 Pour développer les richesses et la production, les EU, encore eux, ont créé les premiers les multinationales. Cela pouvait être un rêve fort positif : les frontières sont abolies, les échanges sont facilités, une seule langue est mondialement utilisée : l'anglais.


Mais avec l'usage on a vu les inconvénients de ce système :

« Sans la crainte, quel mortel fait ce qu'il doit ? » dit Eschyle dans «Les Euménides » quand Athéna crée la Justice.


Les multinationales deviennent tellement riches qu'elles ne craignent plus personne, font du lobbying (encore un mot américain), menacent, corrompent et nuisent de plusieurs manières à autrui. Elles sont plus fortes que les pouvoirs politiques, et c'est là qu'est le danger.


Combien d'exemples montrent qu'un Etat leur a cédé, contre le bon sens, la justice et le droit le plus élémentaire !


Les multinationales sont des monstres froids qui n'ont en général comme seul but que leur enrichissement illimité. Elles piétinent leurs employés, les droits de ces derniers, pour gagner « toujours plus ».

 

Elle vont dans des pays où la protection sociale des employés n'existe pas, donc le travail est moins cher pour elles.


Les syndicats protestent-ils contre elles ? non, jamais : ils protestent contre les représentants des Etats trop faibles, impuissants face à elles.


Il en irait tout autrement d'une entreprise nationalisée : elle serait rattachée à un seul Etat où elle paierait ses impôts, ce qui ne l'empêcherait pas de travailler internationalement. Elle ne pourrait pas tout se permettre.


Les Etats pourraient opposer leurs multiples frontières face aux paradis fiscaux, à l'abus des monopoles qui s'installent doucement dans tous les domaines où la force de l'argent prime, et non le droit, c'est à dire à peu près partout...

 

III - Le règne de l'argent face à celui de l'Esprit

 

Comme par hasard, aujourd'hui le « darwinisme », doctrine officielle qui tend à s'implanter dans les écoles, a été précédé d'une vague de matérialisme sans précédent ; il l'accompagne fort bien.


Comme par hasard, si l'on compare avec ce que fut « hier », on voit la décadence de l 'Occident arriver à grands pas.

 

Racontons un peu « hier », en Europe :


- les artistes et les intellectuels se bousculent, les grands écrivains, tous les créateurs...on n'a que l'embarras du choix...jusqu'en 1960 environ...

-les débuts de la télévision sont enchanteurs : les soirées à l'heure de grande écoute captivantes et variées pour tous, sans publicité.

-un théâtre hors pair intellectuellement, spirituellement, et par la mise en scène

-L' école en France sert de modèle, tant au point de vue niveau, que pour la tenue. Ses salles de classe n'ont nullement besoin d'être fermées à clé, à double tour, avec verrou.

-Les fêtes nationales se passent sans dégâts. Pour ainsi dire sans police, comme les matches de foot.

-Un seul contrôleur est suffisant dans les trains ; ils n'ont pas besoin de venir en équipes.

-De très rares crimes sont à déplorer à la télévision.. Les prisons ne sont pas pleines. Il n'y a aucun graffitis sur nos murs. Les BD n'existent que pour les jeunes au-dessous de 14 ans, sinon on aurait honte...On a mieux à faire pour découvrir le monde plus en profondeur, avec tous nos grands créateurs...

-presque tous vont qui à l'église, qui au temple, qui à la synagogue ; leur vie se passe autour de ces grandes idées, parfois fanatiques, je vous l'accorde, parfois limitées et dogmatiques, je vous l'accorde, parfois trop envahissantes et déviantes, je vous l'accorde...mais.. ; que de richesses intérieures engrangées...


Et j'en passe...

 

Ainsi nous nous posons des questions


-le matérialisme aurait-il échoué, en France et ailleurs ?

- Le règne de l'argent débridé aurait-il échoué, en France et ailleurs ?

- l'intellectuel peut-il aller sans le spirituel ?

 

Quels remèdes ?

« Si j'étais roi, disait Gros Jean à Pierre, je sais bien ce que je ferais, moi ! » 


Première urgence : contrôler le crédit. Aller au plus sûr et au plus urgent d'abord.

Deuxième urgence : création d'un système international de contrôle des multinationales : elles n'ont pas à délocaliser si elles ont fait des bénéfices là où elles étaient. Elles doivent rester au moins vingt ans dans leur pays d'origine, sans dérogations possibles. (matérialisme capitaliste). L'entreprise française modèle (protestante ! ah, ma petite fierté !) : « Hermès » : elle n'a pas délocalisé et fait des bénéfices.

Troisième urgence : abolir la course à la consommation : nous ne sommes pas des oies à l'engrais. Deux mi-temps par ménage suffisent puisque, pour nos parents, le travail de la femme n'était pas généralisé et qu'ils s'en sortaient ; un seul temps complet suffit donc pour vivre.

Les bénéfices de la réduction du temps de travail : si un adulte part travailler, un adulte s'occupe des enfants et de la maison ; ce n'est plus le stress ni la course. Les enfants sont tous surveillés et entourés quand ils rentrent de l'école. Ils ne sont plus en manque affectif, culturel ni spirituel. Les parents ne fabriquent plus, contre leur gré,  des voyous en puissance.

Une auto par ménage doit pouvoir suffire puisqu'il fut un temps pas si lointain où il n'y en avait pas pour la plupart des foyers.

Quatrième urgence : surveiller les prix des articles de consommation courante et les abus de toutes sortes dans ce domaine.

Cinquième urgence : interdire les drogues, et la vente d'alcool aux mineurs, comme on l'a fait pour les cigarettes.  Retrouve-t-on toujours aux abords des lycées et collèges des tapis de  mégots de cigarettes ?

Sixième urgence : Le devoir de réserve des professeurs, aboli en mai 68 sous la pression communiste, est à rétablir : les parents doivent rester maîtres de l'éducation de leurs enfants et ne pas craindre les influences extérieures de l'école. (matérialisme communiste)

Septième urgence : Ne donner de l'argent aux syndicats que selon le nombre de leurs adhérents. Ils ont échoué à  faire une école d'excellence  ; ils n'ont fait que barrer la route aux réformes et n'ont jamais rien proposé, que plus de moyens, d'argent etc... ce que tout le monde peut faire en période d'opulence...A mon avis ils ont presque toujours été à contre sens du bon sens. Voir a contrario « SOS Education ».


Aux lecteur de compléter la liste des urgences ...




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