196 (1) - "L'Institution de la religion chrétienne", de Calvin...

Publié le par marike.over-blog.com



Mon projet est de lire cet ouvrage de 1500 pages, en ce cinquième centenaire de la naissance de Calvin, d'en tirer les idées à mes yeux essentielles, en une sorte de résumé dont je n'ai pas la prétention qu'il soit une synthèse complète, enfin comme des notes de lecture, et de mettre de temps en temps une citation, un texte que je juge important, soit pour les idées, soit pour la beauté du style...

Arriverai-je au bout de ce projet ? je ne sais...d'autant plus que pour le moment je n'ai pas la solution de « copier-coller » des textes ou citations de Calvin à partir d'un PDF...ou... et c'est l'essentiel.

Je commence avec cette édition accessible sur la toile :


Faculté de Théologie de Genève . Edition savante (Vrin) de J. D. Benoit (1857-1863) .1859 - librairie Meyrueis et Cie


En cet article je « résume » l'introduction à cette édition


Tome premier - division en livres et en chapitres


Introduction - éléments essentiels ici résumés :


I


Calvin nous dit pourquoi il a écrit « L'Institution » : Le roi François Ier , après avoir soutenu les Réformés, se retourne contre eux  et les torture en les faisant mourir ; ce qui révolte surtout Calvin, c'est que, pour se disculper, il fasse passer ces martyrs pour des « malfaiteurs » aux yeux des Allemands et des Suisses.


Calvin y avait un double but : « offrir aux croyants... un exposé clair et succinct de la doctrine chrétienne » qui pourrait aussi les justifier aux yeux d'autrui, et convaincre le Roi de France ; le premier but fut atteint, mais pas le second : François Ier ne lut sans doute jamais cet ouvrage.


II


Un débat existe à propos de l'édition française de 1535 : a-t-elle précédé l'édition latine de 1536 dont il reste quelques exemplaires ? « La préface française adressée à François Ier est datée de Bâle, le 1er août 1935 ».

Cette édition de 1536 était un petit volume de 514 pages divisé en 6 chapitres (de la foi, de la prière, des sacrements -deux chapitres-, de la liberté chrétienne face aux pouvoirs). Les rééditions s'enrichirent toujours, du vivant de l'auteur,  jusqu'à celle de 1559, imprimée par Robert Estienne, comme la précédente ; elle contenait 4 livres et 80 chapitres.... « Dans un sens ou dans un autre, cet ouvrage provoqua la décision. » En latin, l'ouvrage pouvait être lu par l'Europe entière. Pour nous donner une idée de sa diffusion, de 1559 à 1566 l'ouvrage fut réimprimé chaque année.


III (p. 16)


La question du salut. L'homme déchu par le péché, donc la Rédemption. La matière de la dogmatique : L'homme, face aux Saintes Ecritures...Avant la Réforme, il était interdit de se former sa propre conviction(j'ajoute : à moins, sans doute, d'y être autorisé ?) ; toute dogmatique était impossible face à l'Autorité abusive de l'Eglise catholique et à la scolastique appliquée à la théologie, système condamné par Luther. Pour Calvin, ce que Dieu est pour l'homme a seul de l'importance, la recherche de ce que Dieu est en soi est inadmissible.

La doctrine de l'élection : le croyant s'assure par la foi la possession personnelle et constante d'un salut éternel. La prédestination n'est pas un décret de Dieu, c'est l'appropriation du salut par le croyant. L'on part toujours de l'homme.


IV (p. 20)


 

La doctrine de la Justification par la foi est la base de l'Institution. Elle est reliée aux deux précédentes définitions.


Le livre 1 : La connaissance de Dieu Créateur et souverain Gouverneur du monde.

Connaître Dieu, c'est se connaître ; perfection d'un côté, misère de l'autre.... Un seul témoignage : celui du Saint Esprit. Au chapitre 13, il traite de la Trinité. Puis il réfute l'accusation de fatalisme. (p. 23)


Le livre 2 :  De la connaissance de Dieu en tant qu'il s'est montré Rédempteur en Jésus-Christ

La loi morale ; l'Ancien et le Nouveau Testament : l'harmonie du plan de Dieu.

Il est nécessaire que le Médiateur soit à la fois vrai Dieu et homme. Calvin démontre l'expiation du péché par le sang de la croix[1]. (p. 26) Il faut d'abord que nous soyons faits un avec le Christ pour que ses souffrances nous soient utiles ou de quelque importance, dit Calvin. Quant à la vraie confession, elle se fait par le chrétien aux pieds de son Dieu-Sauveur. Pour la Prédestination, il y a une élection, donc aussi une réprobation...(la page 31manque )

Il faut constater certains décalages de pensée du 16e siècle au nôtre...mais, ceci étant, l'œuvre de Calvin garde son intérêt, dit l'auteur de l'introduction. Il faut s'efforcer de dissiper les malentendus.


Suit (pour le prochain article ?) :

 

Jean Calvin au lecteur



[1] Note de l'auteur de ces éclairages : Attention à toute pensée réductrice, comme dans bien d'autres cas ; c'est un point ici qui peut faire basculer à l'erreur que je qualifierais de « monumentale » !

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