273- "L'Institution de la religion chrétienne" (1536 ; 1541...). J. Calvin. III,2 : LA FOI 1°

Publié le par marike.over-blog.com

07 08 09

 

273 – Lecture de  « L’Institution de la religion chrétienne » (1536 ; 1541…), de Jean Calvin ; Article 231 à… ;  III, 2 : LA FOI : première partie du chapitre.

 

« La nature et les aspects de la foi » est le titre d’un long chapitre : pp. 481 à 529.

Je vais résumer les idées de Calvin : accomplir la loi est au-dessus de nos forces ; un seul moyen : J. C. le Rédempteur, Lumière du monde :

 

Jésus répondit : Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. (Jean 14.6)

 

La foi en Dieu par J. C.

 

Les théologiens de la Sorbonne sont responsables, entre autres innombrables maux, … d’inventer une foi qu’ils qualifient d’ « implicite » ou d’« informe » : …Est-ce vraiment croire de ne retenir que ce dont l’Eglise a donné le sens ?

 

En résumé restons dans l’unité de l’Eglise, mais la foi et la connaissance de Dieu par le Christ, par l’Esprit, prime sur les connaissances globales officielles de l’Eglise.

 

C’est ainsi que les ignorants accueillent tout, sans discernement, même les pires erreurs, sous prétexte que cela leur est présenté par l’Eglise. … « si telle est bien la foi de l’Eglise ». De cette façon les théologiens feignent de reconnaître la vérité dans l’erreur, la lumière dans l’aveuglement et la connaissance dans l’ignorance.

 

Comme si l’Ecriture n’enseignait pas partout que l’intelligence et la foi sont liées ! (p. 484)

 

Calvin reconnaît que beaucoup de choses nous sont encore inconnues, et nous ne comprenons pas tout ce qui serait souhaitable :

 

Je recommande donc à chacun de vous de n’avoir  pas de soi-même une plus haute opinion qu’il ne doit, mais d’avoir des sentiments modestes… (Romains 12.3)

 

Il me semble que nous sommes toujours un peu comme des explorateurs de Dieu, en marche… en regardant les premiers disciples, nous dit Calvin, ils furent au début dans l’ignorance, dans la foi « implicite », le prélude à la foi.

 

Chacun a de l’incrédulité mélangée à sa foi.

 

Les résultats des miracles ont précédé la foi et la connaissance dans le cœur de beaucoup de contemporains de J. C.

 

Jésus lui avait dit : « Ton fils vit. » Et il crut, lui et toute sa maison. (Jean 4. 53)

 

L’esprit ouvert avec un désir d’apprendre est à distinguer de l’énorme ignorance dans laquelle se complaisent ou s’endorment ceux qui se contentent de leur foi implicite, inventée par les papistes. Paul condamne sévèrement les personnes toujours curieuses d’apprendre sans pouvoir jamais parvenir à la connaissance de la vérité. (II Timothée 3.7) mais il couvre de plus de honte et il blâme ceux qui désirent intentionnellement ne rien savoir.

 

La foi saisit le Christ par l’Evangile.

Je ne limite pas la foi à l’Evangile au point de penser que ce qu’ont enseigné Moïse et les prophètes ne suffisait pas à l’édifier ; mais, comme sa manifestation est plus ample dans l’Evangile, Paul l’appelle, à juste titre, « paroles de la foi et de la bonne doctrine » (I Timothée 4. 6)

 

Paul qualifie la foi d’obéissance à l’Evangile (Romains 1. 5)

 

Nous avons besoin d’avoir la promesse de sa grâce (sinon nous vivons dans la peur de sa justice, voir la chute d’Adam, et ensuite Caïn)…sans elle, nul ne peut approcher de lui.


Je ne tais point ta bonté ni ta vérité… (Psaume 40. 11-12)

 

La bonne définition de la foi est la suivante : la foi est une connaissance pleine et entière de la volonté bonne de Dieu à notre égard ; fondée sur la promesse gratuite qui nous est faite en Jésus-Christ, elle illumine notre intelligence et elle est scellée en notre coeur par le Saint-Esprit.

 

La foi « formée » et « informée » des docteurs de Sorbonne.

 

Calvin ici me semble confus et je vais essayer de débrouiller l’écheveau : en fait, il n’y a qu’une seule foi, pas une foi à bon marché et une foi supérieure : Le cœur et les convictions l’emportent sur l’intelligence ; le respect de Dieu ; l’obéissance de la foi. Mais plus loin (la page suivante) il va quelque peu se contredire et accepter, « dans un souci pédagogique »,  qu’il y ait « différentes sortes de foi » « afin de mettre en évidence la connaissance que les incroyants peuvent avoir de Dieu ; mais nous sommes convaincus, avec l’Ecriture, qu’il n’y a qu’une seule foi chez les enfants de Dieu.

 

La foi est liée à la connaissance de Christ et Christ ne peut pas être connu en dehors de la sanctification de son Esprit.

 

I Corinthiens 13. 1-3 : Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.

 

La foi est un don spécial de Dieu. Elle n’appartient qu’aux élus

 

Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son Fils, l’Esprit qui jette ce cri :Abba ! c’est à dire Père ! (Galates 4. 6)

 

La confiance, la certitude de la grâce de Dieu n’est réelle que chez les élus, nous dit Calvin.

 

Le Saint-Esprit, en effet, ne scelle et ne confirme vraiment la rémission des péchés que chez les élus qui en ont une forte conviction.

 

Un point doit être clair : aussi petite et faible que soit la foi des élus, elle ne peut jamais être effacée de leur cœur où l’Esprit de dieu, qui leur apporte les arrhes et le gage infaillible de leur adoption, les a gravés.

 

La foi est une connaissance

 

Je fléchis les genoux devant le Père…et je lui demande…son Esprit…de telle sorte que le Christ habite dans vos cœurs…et que vous puissiez, étant enracinés et fondés dans l’amour, comprendre avec tous les saints quelle en est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur, et connaître ainsi l’amour du Christ, qui surpasse toute connaissance, pour que vous soyez remplis de toute la plénitude de Dieu. (Ephésiens 3. 14-19)

 

Nous marchons par la foi et non par la vue (2 Corinthiens 5. 6-7)

 

Nous en concluons que l'intelligence de la foi consiste plus en assurance qu’en compréhension.

 

La foi ne s’accommode ni  d’une opinion douteuse et changeante, ni d’une réflexion obscure et compliquée.

Les paroles de l’Eternel sont des paroles pures ; un argent éprouvé au creuset de la terre et sept fois épuré. (Psaume 12. 7)

 

La certitude de la bonté de Dieu, de la foi : Cela ne peut être ressenti  sans que nous en sentions vraiment la douceur et que nous ne l’expérimentions en nous-mêmes…confiance…hardiesse…

 

Nous avons, par la foi en Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. (Ephésiens 3. 12)

 

Nous ne devons pas penser que les promesses de miséricorde que nous offre le Seigneur sont vraies seulement hors de nous et non pas en nous. Nous devons les faire nôtres en les recevant dans notre cœur…paix.

Attendre sans inquiétude son salut…ne pas douter le moins du monde de la bonté de Dieu.

 

Je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir, ni les puissances…ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus-Christ. ( Conclusion de l’épître aux Romains)

 

Les croyants ont à mener un combat perpétuel contre leur propre anxiété, leurs doutes.

 

La foi est comme une branche flexible qui plie sous le poids et se redresse bien haut dès qu’il est ôté.


Psaume 23. 4 ; 1 Jean, 5. 4 

 

p. 504

 

Conclusion partielle : Calvin nous présente donc déjà bien ici toutes les étapes, toutes les facettes, de la foi.

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