311 – Agapé. Le 04 10 09. Débat sur les mères porteuses

Publié le par marike.over-blog.com

310Agapé. Le 04 10 09. débat sur les mères porteuses


Voilà ce que j’ai à ajouter :

1) Il paraît, d’après ce débat, qu’une fois de plus, l’Eglise protestante, comme l’Eglise catholique, a un avis sur la question, un avis unique, d’autorité. L’Eglise protestante n’a pas toujours été comme cela, je pense ;  elle a vu la diversité  que l’Esprit pouvait faire régner dans les esprits , et elle a respecté cette diversité. Je n’admets pas qu’une Eglise protestante parle d’autorité en mon nom : c’est pour moi un non-sens. Alors, autant être catholique ! je rappelle –en vrai, dans le vécu- le sacerdoce universel des chrétiens protestants. Qui a autorisé l’Eglise protestante à parler en mon nom, moi, qui me reconnais protestante ?

 

2) Ce débat, bien que très intéressant, m’a semblé déséquilibré : d’un côté il y avait tous les partisans de la position française : l’interdiction des mères porteuses , représenté par le côté catholique + le côté protestant + le philosophe, synthétiseur des débats ; de l’autre il n’y avait que le gynécologue.

 

3) La finitude humaine est une vérité pour tous : Comme toute vérité elle peut être mise à toutes les sauces :

 

a) Contre les mères porteuses : l’homme n’est pas tout puissant ; un désir pour lui ne doit pas faire la loi. La loi est faite pour réguler les rapports entre les êtres humains.

 

b) Pour les mères porteuses : Cet homme et cette femme qui s’aiment sont mortels : seule la naissance d’un enfant prolongera leur lignée… et vaincra d’une certaine manière la mort, leur finitude, par la vie à naître. (Dieu, à la fin des temps, vainqueur de la mort).

 

4) J’ai pensé, lors de ce débat, à Jésus contre les pharisiens, opposition qui court tout au long des Evangiles. On peut résumer ce débat ainsi, par une citation :


« Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat », dit Jésus. (Marc 2. 27)


« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal ; de sauver une âme ou de la laisser périr ? » (Marc 3. 24)


« Toutes choses sont possibles pour celui qui croit. » (Marc 9. 24)


L’homme doit être au service de la vie, de l’amour, et non de l’intelligence qui va minutieusement comptabiliser tous les écueils qui peuvent arriver à chacun des protagonistes : la mère porteuse, la mère et le père  biologiques, l’enfant à naître.

 

Mais dans la vie on peut compter autant d’écueils si cette naissance ne se fait pas ! le malheur de cette mère porteuse, de ces parents en souffrance, toute leur vie, …et cet enfant qui veut naître et qui ne le peut pas ! Il a été programmé par l’amour de Dieu pour naître, il a peut-être déjà un nom dans le grand livre de vie, et les humains  empêcheraient cette arrivée à la vie ?

 

Et l’enfant, fruit de ce triple amour ? Il sera comme tous les autres enfants, et sa vie profonde dépendra de l’amour qu’il a autour de lui tout au long de son existence : n’a-t-il pas la grande chance, au tout début de sa vie en tous cas, d’être le seul à avoir 2 mères, qui doublent l’amour vers lui ? qui le diversifient ? qui l’assurent ?

 

Et quelle ne peut pas être la leçon de sagesse pour l’enfant de la mère porteuse : une leçon d’altruisme et d’effacement de soi  face à la générosité maternelle et au dynamisme de la vie.

 

Je vous le demande, lecteurs, dans ce cas précis, à qui le Christ, qui veut l’amour et la vie, contre les pharisiens, donnerait-il raison ? Ce n’est pas que certains arguments ne soient pas vrais, de la part des pharisiens, mais le dynamisme de la vie à mes yeux doit l’emporter, justement, sur notre finitude.

 

Conclusion : je suis un être de conviction, mais je me veux d’abord tolérante ; que chacun amène donc ses objections à mes affirmations par des commentaires. Tout éclaircissement à cette question difficile où les gens ont des avis bien différents, sera le bienvenu !

 

 

 

 

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C
<br /> J'apprécie votre commentaire. Pour moi, la question s'illustre aussi par la parabole des talents. Nous naissons avec des talents différents comme la facilité à tomber enceinte, ou encore celle<br /> d'écoute et d'altruisme. Si nous devons éviter de faire du mal aux autres, nous devons aussi nous interroger sur ce que nous faisons de bien avec nos talents. En ce qui concerne la gestation pour<br /> autrui, je ne peux que vous conseiller de visiter le site de l'association CLARA (http://claradoc.gpa.free.fr) qui réfléchit depuis longtemps sur la légalisation de cette pratique dans un cadre<br /> altruiste.<br /> <br /> Ou encore la lecture du livre Interdits d'enfants (Editions Michalon) qui relate le parcours d'un couple infertile devenu parents grâce à l'aide d'une mère porteuse, leurs réflexions et leur<br /> volonté de reconnaître la place de chacun au cours des années qui suivent<br /> <br /> <br />
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