210 - Une théorie de l'Evolution concurrente à celle de Darwin
Aujourd'hui, il existe bien un professeur d'embryologie qui a pris la relève pour proposer une théorie de l'Evolution concurrente à celle de Darwin : c'est Rosine Chandebois, en particulier dans les ouvrages suivants : " Le Gène et la forme ou la démythification de l'ADN", (préface de René Thom) (1989) et :"Pour en finir avec le Darwinisme. Une nouvelle logique du vivant." (avec une préface de Marco Schützenberger) (1993). Les noms des préfaciers parlent d'eux-mêmes et l'on n'a pas besoin de préciser que ces ouvrages sont purement scientifiques. Ces deux livres sont publiés aux éditions Espaces 34 ; le premier est distribué à Tec et doc Lavoisier ; on peut avoir une copie du second chez l'auteur. Vous trouverez les références en marge de droite de ce blog, à C8, aux annexes, à la fin de la conférence de Michel Lefeuvre faite à l'Université interdisciplinaire de Paris (Jean Staune), le 14 mai 2008, sur les travaux de Rosine Chandebois.
Voilà ce que précise ici le philosophe des sciences Michel Lefeuvre, spécialiste aussi de Merleau-Ponty et de Bergson : "Une science a besoin d'un modèle ; Darwin trouve son modèle dans les pratiques de l'horticulteur et de l'éleveur de son temps ; Darwin constate que la race évolue par des croisements. Actuellement il y a un autre modèle : l'embryologie, qui peut servir pour comprendre plus en profondeur les mécanismes de l'Evolution. "
Un rapide coup d'œil sur la théorie de l'Evolution de R. Chandebois :
Pour le Professeur Chandebois, embryologiste, pour comprendre l'Evolution il faut comprendre l'ontogenèse, ou transformation subie par l'individu depuis la fécondation de l'œuf jusqu'à l'achèvement par l'éclosion ou la naissance.
L'Evolution se réalise par la complexification de l'ontogenèse de l'embryon. Voyons ce qui se passe dans l'ontogenèse : des populations de cellules s'entraident pour construire, peu à peu, l'animal. Chaque espèce possède une mémoire qui lui est propre ; celle-ci est contenue dans le cytoplasme de l'œuf -« le fonds cytoplasmique de l'œuf, dit l'auteur » -Là où, à un stade donné, se trouve une population de cellules homogènes, on trouve au stade suivant de la poussée évolutive deux ou plusieurs « populations » de cellules déjà différenciées par rapport au stade précédent. Plus l'animal est supérieur, plus les populations de cellules donnent le jour à de nouvelles ramifications.
Prenons le cas des vertébrés ; l'ectoderme est, chez le jeune embryon, le territoire formé d'une couche de cellules occupant une position située à sa périphérie -par opposition à l'endoderme- C'est lui qui fournira la peau et le système nerveux, chaque groupe de cellules étant spécialisé dans une tâche particulière. A l'origine les cellules sont identiques, puis, après ramifications, il en émerge un épaississement appelé à devenir le système nerveux.
Plus l'animal est évolué, plus l'embryogenèse se prolonge. Chaque fois de profonds réaménagements dans la forme de l'animal se produisent.