292 – « L’Institution de la religion chrétienne ». III. 13. 14. La justification (suite)

Publié le par marike.over-blog.com

12 09 09

292 – « L’Institution de la religion chrétienne ». III. 13. 14. La justification (suite)


Dieu seul est considéré comme juste. (Ezéchiel 20. 39 à 43- 44)


Que celui qui veut se glorifier se glorifie en Dieu  (Jérémie 9. 22-23)


C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés…c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. (Ephésiens 2. 8-9)


N’amoindrissons pas la gloire de la justice de Dieu, nous dit Calvin. (P. 696)

 

Si c’est par la loi qu’on est héritier, la foi est vaine, et la promesse est annulée (Romains 4. 14)


Cette promesse est bien confirmée lorsqu’elle s’appuie sur la seule miséricorde de Dieu.


Que l’Esprit nous révèle ce qui est caché dans le cœur du Père et qu’en nous en rendant témoignage il nous persuade que nous sommes enfants de Dieu.


L’amour de Dieu est répandu en nos cœurs par le Saint-Esprit. (Romains 5. 1, 5)
et le psaume 23. 4.


Abba, Père ! (Romains 8. 15 ; Galates 4. 6)

 

III - Chapitre XIV

 

Je précise à nouveau que je passe tout ce qui a trait au sacrifice expiatoire, ainsi que ses conséquences. La figure de Jésus est indispensable aux chrétiens, elle leur révèle la partie toute dynamique et positive de Dieu (la question du mal demeure), le « Chemin », mais elle ne va pas jusqu’à l’image primitive et barbare du sacrifice humain et divin, à mes yeux inutile et trompeuse pour « payer » nos péchés. A Dieu seul la gloire ! A Dieu seul la miséricorde ! (pour quelqu’un qui ne croit pas à la Trinité)

 

Je vous confie, lecteurs, que c’est lorsque je suis allée en Russie, en 1989, que, protestante, j’ai été envahie de partout par ces « légendes », ces icônes, Saint Nicolas (devenu le Santa Claus ou père Noël), etc…Je me suis dit : il faut en moi faire le tri ; ça suffit comme ça ! Voir la frontière exacte entre réalité et légende : on ne peut baser sa foi en Dieu sur des légendes… Et tout ce qui simplifie sans porter atteinte à la Vérité, en religion comme dans l’art, est la voie juste ; tout ce qui complexifie inutilement, et qui sème la confusion, est apparenté à l’erreur. La Vérité est plus grande, plus belle, plus convaincante, quand elle est simple.

 

Certains se représentent Dieu tel un « mur blanc » ; d’autres une dynamique, avant tout ; un mouvement, inséré dans le temps, dans le sens indiqué par Jésus (Teilhard).

 

Revenons à ce que rappelle Calvin : L’homme est chair… L’homme, par le Seigneur, distingue le bien du mal …


Les intentions impures :

ils sont retenus de mal faire…par ambition, par amour d’eux-mêmes ou par quelque autre considération obscure ou  perverse. Leurs œuvres sont corrompues par l’impureté de leur cœur, dès les origines ; elles ne méritent donc pas plus d’être placées au nombre des vertus que les vices…car elles trompent les gens.

Il est impossible de plaire à dieu sans la foi (Hébreux 11. 6) …


La foi purifie les cœurs (Actes 15. 9)


Dieu ne trouve rien en l’homme qui l’incite à lui faire du bien, mais il le précède par sa bienveillance gratuite. ( Colossiens 1. 21)


Notre première inclination à faire le bien procède de sa régénération.


Le Saint-Esprit fait cette purification en nous ( I Corinthiens  6. 11) … jour après jour, ajoute Calvin


Dans Esaïe 1. 13-15 et 58. 1-5, comment comprendre que le Seigneur rejette et supporte si mal l’obéissance à sa Loi ? … L’observation pure et vraie de la Loi commence…par un respect profond de son nom, sinon, c’est l’hypocrisie.


Il n’y a aucun juste qui fasse le bien et qui ne pèche pas. (I Rois 8. 46)

 

Calvin précise ensuite que l’obéissance permanente –obligatoirement- à la Loi, l’exigence de perfection, est impossible à l’homme. Face à notre culpabilité, seule la miséricorde de Dieu…


11. En quoi nous différons des papistes


Le pauvre monde a été séduit jusqu’à présent par l’idée que l’être humain se prépare de lui-même à être justifié par Dieu


Le juste vivra par la foi (Habaquq 2. 4)


Paul nous dit, dans Ephésiens 2. 8-9 : En effet, c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu !

 

Ensuite je vous passe la « 12. Réfutation de la « grâce acceptante », subterfuge… des théologiens de la Sorbonne

 

Voilà ce qu’ils imaginent : celui qui observe la Loi en partie est justifié dans la même proportion par ses œuvres

Quelle audace, lorsque nous sommes dénués de toute justice…de produire je ne sais quelles broutilles d’œuvres bonnes, afin de racheter ce qui manque par des satisfactions !


Il est donc nécessaire que nos péchés soient couverts et pardonnés, avant que le Seigneur considère une seule de nos oeuvres. La rémission des péchés est gratuite ; mettre en avant certaines satisfactions, c’est blasphémer.


Quelle confiance aurons-nous pour tenir devant le jugement solennel de Dieu ? Là il s’agit de toute autre chose que ce qui alimente les bavardages qu’on entend dans les recoins d’une Sorbonne !


Aucun vivant n’est juste devant toi  ( Psaume 143. 2)

Je vous passe le raisonnement sur les 4 causes des philosophes : efficiente, matérielle, instrumentale et finale (Aristote. Physique II, 3, 7 ; Métaphysique A 3. Thomas d’Aquin Somme théologique I q . 19, a, 8 )

A l’examen des quatre causes envisagées par les philosophes, nous n’en trouvons pas une seule qui convienne aux œuvres, lorsqu’il est question de notre salut.

Les œuvres ne sont que des signes de la présence et du règne de Dieu en nous.


(Romains 8. 15 14 à 25)

 

Résumons : Dieu d’abord, choisit l’homme qu’il sauve ; il l’éclaire par l’Esprit qui l’accompagne sa vie durant, par le Chemin : Jésus-Christ ; Dieu aime d’abord, uniquement par sa miséricorde, et il suscite ensuite l’amour de l’homme ; à l’homme de reconnaître, par la foi, cette grâce, pour être pardonné : l’homme doit répondre à Dieu et nul ne le fera à sa place. L’homme agit ensuite le mieux qu’il peut en réponse naturelle à cette élection.


19. L’assurance provient de la certitude de l’adoption.


Ephésiens 3. 14 à 19 ; 18-19.

Fin du chapitre XIV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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