294 – « L’Institution de la religion chrétienne ».III. 17 : La concordance des promesses de la Loi et de l’Evangile

Publié le par marike.over-blog.com

294 – « L’Institution de la religion chrétienne ». III. 17 : La concordance des promesses de la Loi et de l’Evangile (fin de la question de la justification par la foi seule)

 

Rappel :
Qu’on ne place pas notre confiance en elles [dans les œuvres bonnes], qu’on ne s’en glorifie pas et qu’on ne leur attribue pas la possibilité de nous sauver…Il faudrait qu’elles soient, d’abord, précédées par la justice gratuite appuyée sur la foi seule, ainsi que par la rémission des péchés, par laquelle même les œuvres bonnes doivent être purifiées de leur insuffisance… Il est impossible que Dieu n’aime pas les biens qu’il a accordés [lors de la régénération] par son Esprit.

 

Calvin fait souvent des répétitions pour toutes ces questions relatives à la justification. De même, je ne mentionnerai pas les questions dogmatiques qu’il met souvent en première ligne et auxquelles je ne crois pas.


Notre régénération est comme une réparation de l’image de Dieu en nous.  Aussi, comme le Seigneur, à juste titre, aime et honore son image partout où il la contemple, est-il dit, non sans raison, que la vie des croyants, formée et réglée pour la sainteté et la justice, lui plaît.

Dieu accomplit la promesse du salut dans ceux dont la sainteté de vie répond à leur vocation, parce qu’il reconnaît en eux les vraies marques et les signes de ses enfants, qui sont les grâces de son Esprit.


Eternel ! qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ? celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. (Psaumes 15. 1-2) et Esaïe 33. 14-15


Il purifie par son Esprit ceux qu’il veut joindre à lui, afin de les rendre conformes à sa nature.

 

Calvin nous rappelle encore que nous sommes trop  faibles pour suivre la totalité de la Loi, pour répondre à la justice de Dieu.


La justification par la foi est le commencement, le fondement, la cause, la preuve et la substance de la justice des œuvres.

Pourtant les sophistes concluent que l’être humain n’est pas justifié par la foi parce que les œuvres bonnes sont imputées à justice.


Si vous écoutez ces ordonnances, les gardez et les mettez en pratique, l’Eternel, ton Dieu, gardera envers toi l’alliance et la bienveillance qu’il a jurées à tes Pères. Il t’aimera, il te bénira et il te multipliera. (Deutéronome 7. 9, 12-13 ; I Rois, 8.23)


Mes frères, à quoi bon dire qu’on a la foi, si l’on n’a pas les œuvres ?… Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi et ils tremblent. (Jacques 2. 14, 19)


Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé en justice. (Genèse 15. 6 ; Romains 4. 4-8)


Car ne sont pas justes devant Dieu ceux qui se contentent de lire la Loi ; seuls seront justifiés par Lui ceux qui la mettent en pratique ( Romains 2. 13)


Ce qu’enseignent les scolastiques : les œuvres obtiennent leur valeur de la grâce de Dieu qui les accepte… Je pense au contraire que toutes les œuvres n’ont aucune valeur à moins que notre Seigneur n’impute pas les souillures dont elles sont entachées et qu’il pardonne à l’homme ses fautes : cela s’appelle : le don de la justice gratuite.


III, Chapitre 18

 

Il contient beaucoup de redites.

 

La question de la rémunération et de la récompense est diversement traitée dans la Bible ;

 

D’un côté Dieu récompense Abraham (Genèse 22.3, 16-18)

 

Mais dans « Les ouvriers de la onzième heure » (Matthieu 20. 1-16) le salaire n’est pas accordé au mérite, souligne encore Calvin.

 

L’aspect mercantile me rebute, et rebute parfois, mais pas toujours, aussi Calvin :


Le prix de votre foi est le salut de vos âmes ( I Pierre 1. 9 et encore : Proverbes 19.17, Matthieu 5. 12 ; I Corinthiens 3. 8 ; Proverbes 12. 14 ; 13. 13 ; Genèse 22. 3 ; 16-18)


Il est tout à fait clair qu’une récompense est promise aux œuvres bonnes non pas pour que notre cœur s’en glorifie, mais pour que la faiblesse de notre chair en soit soulagée.


Tout l’amour que nous manifestons à nos frères est comme un dépôt entre les mains de Dieu. Le Seigneur, parce qu’il est un fidèle gardien, nous rendra le tout avec un très ample intérêt. (p. 761)

 

Pour ma part je pense que seul l’amour gratuit de Dieu doit motiver nos actions, et non l’espérance d’une récompense. Je crois me rappeler que Calvin l’a dit ailleurs.

Est-ce l’amour ou la foi qui justifie, demande Calvin à la suite des pharisiens ? (p. 762) Il me semble pour ma part que l’amour amène la foi. On a la foi en quelque chose ; on n’a pas la foi en n’importe quel dieu. Les chrétiens ont la foi dans le Dieu de Moïse, dans celui de Jésus-Christ qui parachève la Loi, dont l’amour est la clé. ( I Corinthien 13)

La justification par la foi dans le Dieu judéo-chrétien, devrait-on dire.


De cela je conclus que tous sont bien loin d’arriver vraiment à aimer et donc que toute espérance de perfection  leur est ôtée.


La foi…c’est elle qui nous rend certains de la justice de Dieu. (p. 765)

 

Voir la suite de la conclusion au début de mon article 302.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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