297 – « L’Institution de la religion chrétienne ». III,19 : La liberté chrétienne

Publié le par marike.over-blog.com

17 09 09


297 – « L’Institution de la religion chrétienne ». de J. Calvin. III,19 : La liberté chrétienne 

 

Pour moi, je vois d’abord dans ce mot liberté pour le chrétien la possibilité d’accepter ou de refuser l’appel de Dieu.

Voici ce que je lis à ce sujet en notes :


La liberté chrétienne n’est pas la liberté au sens métaphysique. La liberté de choisir et de poser un commencement nouveau. C’est plus exactement la libération des autorités extérieures qui veulent asservir l’âme, l’affranchissement des tyrannies spirituelles et des contraintes religieuses.

 

Voyons ce que va dire Calvin :


1) La liberté chrétienne est l’auxiliaire de la justification.


De grands débats… En effet, les uns, sous prétexte de liberté, rejettent toute obéissance à Dieu et se laissent aller à toutes les licences charnelles ; les autres s’y opposent et ne veulent pas entendre parler de cette liberté  qui, pensent-ils, renverse tout ordre, toute mesure et tout discernement.

 

Pour moi, l’essentiel est d’obéir à Dieu, hors de toute contrainte extérieure.


2) Selon Calvin –je résume- la grâce, par Jésus-Christ, nous libère  de la condamnation de la Loi.
(Romains 6. 13-14)


La fonction de la Loi est de les avertir de ce qu’ils ont à faire afin de les inciter à aimer la sainteté et l’intégrité. 

Dieu ne nous a point appelés à la souillure, mais à la sanctification. (I Thessaloniciens 4.7)


Moi, Paul, je vous dis que si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira à rien. ..tout homme qui s fait circoncire est tenu de pratiquer la loi tout entière. Vous êtes séparés de Christ, vous qui cherchez la sanctification dans la Loi ; vous êtes déchus de la grâce.
(Galates 3. 13 ; 5. 1-6) 
seule la foi, dit la suite du texte.

 

3) Ma réfutation :  Dieu a pardonné maintes fois dans l’Ancien Testament, où je refuse de voir, ou plutôt d’imaginer sans fondements dans les textes, la présence de Jésus, qui pour moi n’est pas Dieu. On y parle toutefois de l’Esprit :


Au commencement… l’Esprit de Dieu planait sur les eaux… (Genèse I, 1)


Je répandrai mon Esprit sur la maison d’Israël, dit le Seigneur, l’Eternel. (Ezechiel 39. 29)

 

Dieu n’a besoin de personne pour pardonner, comme j’ai dû déjà le dire. Jésus a seulement mis l’accent sur ce pardon, par ses deux lois d’amour.

 

4) les enseignements de Paul :


Finalement, Paul maintient la liberté des consciences, déclarant qu’elles ne sont pas contraintes d’observer les choses indifférentes.

 

Selon la note, il est précisé que « les choses indifférentes » ne sont pas nécessaires à notre salut… par exemple certains rites, cérémonies, observances. N’ayons pas de scrupules de conscience à leur égard, de superstition, nous dit encore Calvin (pp. 772-773).

Rien n’est impur en soi, mais si quelqu’un estime qu’une chose est impure, alors elle est impure pour lui. (Romains. 14.14) Tout ce qui ne résulte pas de la foi est péché (14. 22-23)


Les enfants ont confiance que leur obéissance et leur bonne volonté seront agréables à leur père, bien qu’ils n’aient pas fait tout ce que celui-ci voulait.  


La force de la liberté chrétienne consiste à apaiser envers Dieu les consciences timides, soit qu’elles soient tourmentées, doutant de la rémission de leurs péchés, soit qu’elles s’inquiètent, se demandant si leurs œuvres imparfaites …sont agréables à Dieu, soit qu’elles éprouvent des doutes au sujet de l’usage des choses indifférentes.


Que tous reconnaissent qu’ils sont nourris par Dieu pour vivre et non pour abuser de plaisirs.

 

Par ailleurs il faut savoir se contenter de sa situation, pauvre ou riche, que nous soyons humbles ou honorés, nous dit Calvin.


Offenses commises et offense subies : Calvin fait la différence entre l’offense consciemment voulue (ou « offense des faibles ») et l’offense seulement sentie comme telle, par susceptibilité ou mauvais caractère ; Calvin appelle cette dernière « offense des pharisiens ».

 

Paul nous prodigue des conseils : Romains 14.1,13 ; 15. 1 ; I Corinthiens 8. 9 ; 10. 23-25,28,32 ; Galates 5. 13.

Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d’autrui. (I Corinthiens, 10. 23-24)


Nous n’avons pas la liberté de nous détourner si peu que ce soit de l’autorité de Dieu et nous ne pouvons rien entreprendre sans son autorisation, sous quelque prétexte que ce soit.

 

5) la question de la conscience


Les consciences des croyants…  sont libres et échappent au pouvoir des hommes.
(Galates 5. 1- 4)



Il y a deux règnes dans l’homme : la « juridiction spirituelle », …qui concerne la vie de l’âme, et la juridiction temporelle, …qui se rapporte à la vie présente : vivre honnêtement et en toute justice les uns avec les autres.

Les règlements… Il est toujours nécessaire de discerner entre eux, afin de savoir lesquels doivent être acceptés comme légitimes, parce que conformes à la parole de Dieu, et lesquels doivent être rejetés.

Plusieurs… confondent… l’ordre extérieur et la conscience, les deux juridictions.

 

Calvin explique ensuite que nous avons deux témoins pour nous : (Romains.2. 13-16)

 

D’une part la connaissance innée du bien et du mal ; d’autre part, un sentiment du jugement de Dieu, qui est, pour eux, comme un second témoin qui n’accepte pas de cacher leurs fautes, mais qui les cite devant le tribunal du grand Juge et les y tient comme coincés : un tel sentiment est appelé « conscience ».  Ceux qui ont ce témoin dans leur cœur ne peuvent pas effacer, en l’oubliant, la connaissance qu’ils ont du bien et du mal.

 

En réalité on passe ainsi de la conception intellectuelle du bien et du mal à l’exigence morale la plus rigoureuse.


D’où le proverbe ancien : La conscience est comme mille témoins.

 

Dans nos pratiques, précise Calvin, il ne faut pas choquer notre prochain. (I Corinthiens 10. 28-29)

 

 

 

 

 

 

 

 

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